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Le ministère du Dévelop­pement industriel et des petites et moyennes industries, et celui du commerce et des petites et moyennes entreprises avaient pris un arrêté conjoint, rendant obligatoire l’obtention de la certification Ns-Qualité Séné­gal, comme un préalable à toute confection de masques barrières.
En ce sens, l‘Association sénégalaise de normalisation «a certifié plus de 200 producteurs de masques dans le territoire sénégalais», selon le directeur général de l’Asn. «Nous avons mis en place une disposition de certification des masques barrières. Et à notre agréable surprise, même les petits tailleurs ont pu mettre les mesures nécessaires pour assurer la qualité et la sécurité de leurs masques», assure Abdourahmane Ndione, qui s’exprimait hier, lors de l’ouverture de l’atelier de formation destinée aux membres des Comités particuliers de certification. «Cet atelier s’inscrit dans le volet évaluation de la conformité de la politique nationale qualité qui s‘articule autour des normes. Quand on adopte des normes, on donne les caractéristiques, les spécifications techniques des produits et des services. Nous devons nous assurer de leur bonne application. Pour cela, on a recours à l’évaluation de la conformité. Et parmi les moyens d’évaluation de la conformité, il y a la certification de la conformité qui permet de prouver que le produit ou un service est conforme à toutes les exigences de la norme», tient-il à souligner.
«La mise en place d’une politique qualité», selon Mor Fall, coordonnateur du Projet d’appui institutionnel à la mobilisation des ressources et à l’attractivité des investissements (Paimrai), «est une partie intégrale du renforcement de la compétitivité de l’économie du Sénégal», qui participerait au «développement d’une infrastructure nationale de la qualité, nécessaire au renforcement de la compétitivité des entreprises sénégalaises, leur accès aux marchés ainsi qu’à la sécurité des consommateurs». «L’évolution rapide qui caractérise le secteur de la certification des produits suggère une mise à niveau et une mutualisation des connaissances continues», à en croire M. Fall, qui estime que cet atelier «vient à son heure d’autant plus que la crise mondiale à laquelle notre pays n’a pas échappé nous rappelle l’impérieuse nécessité de bâtir une industrie locale forte, capable de satisfaire la demande nationale, mais aussi de conquérir de nouveaux espaces commerciaux». «Cet objectif ne peut être atteint si nos produits ne répondent pas aux normes internationales en matière de qualité», indique celui qui dit que c’est à ce niveau qu’il faudra trouver le sens de l’appui de 280 millions de francs que le Paimrai apporte à l’Asn.

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