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Entre Ngaydo Ba et Amadou Kane, ce n’est pas le parfait amour. En session de plénière au Conseil économique social et environnemental, les 2 hommes se sont donnés en spectacle. A l’origine une motion de félicitations au président de la République qui, selon Amadou Kane, n’a pas été débattue en inter commissions, chose que réfute Ngaydo Bâ.

L’année 2017 a été décrétée celle de la culture au Sénégal par le chef de l’Etat. Pour remercier le signataire dudit décret, une motion de félicitations adressée au président de la République par la commission de l’artisanat, de la culture, du tourisme et des sports du Conseil économique, social et environnemental (Cese), a été votée. Applaudie par l’écrasante majorité de l’assemblée, cette motion est, selon le conseiller Amadou Kane, «illégale». Et n’étant pas «du genre à expliquer sa pensée à l’extérieur de l’assemblée», Amadou Kane a tout bonnement fait entorse à la procédure pour réclamer des explications. «J’ai été dans l’inter-commissions mais à aucun moment je n’ai entendu parler de cette motion de félicitations. Et pourquoi dans ce cas la soumettre aujourd’hui à l’assemblée ?», a demandé Amadou Kane. Ce à quoi répondra Ngaydo Ba : «Je suis le président de cette commission et c’est moi qui l’ai proposée et on l’a acceptée. On est en démocratie, ça il faut l’accepter, mon cher.» Toute cette polémique s’est déroulée sous le regard impuissant de la présidente de séance.

«Appliquer les recommandations»
De son côté, le ministre de la Culture, témoin oculaire des faits, préfère retenir «le diagnostic sans complaisance sur le secteur de la culture que la commission a fait». Mba­gnick Ndiaye va engager ses services pour «voir comment appliquer dans le prochain budget, l’ensemble des recommandations». Elles sont, entre autres, l’augmentation du budget du département afin qu’il soit de 1% du budget national ; l’application des textes de loi existants et l’achèvement en urgence de ceux qui sont en cours d’élaboration ou d’adoption ; l’attribution de locaux fonctionnels à la Sodav et la réalisation d’une cartographie complète des infrastructures culturelles du Sénégal par région, département et commune. A ce titre, Mbagnick Ndiaye a rappelé qu’un centre national de poste production est en gestation à Diamniadio.
D’après les explications du ministre de la Culture et de la communication, ce centre réduira les pertes enregistrées sur la production d’un film sénégalais qui, à cause du manque de matériel, voit 70% de son budget atterrir à l’étranger. Mais aussi, selon Mbagnick Ndiaye, ce centre favorisera la création d’emplois dans le secteur du cinéma.
La place de la formation a occupé une bonne partie des débats. Et Mbagnick de rassurer : «L’Ecole nationale des arts sera transférée à Diamniadio et je suis en train de voir comment gérer la formation post-bac avec le ministre de l’Enseigne­ment supérieur.»
mgaye@lequotidien.sn

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