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Aminata Touré se réserve «le droit d’ester en justice contre toute tentative de diffamation ou d’intimidation». C’est la réponse de l’ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental au journal Libération qui affirmait hier l’existence de «malversations» comme motif de son limogeage de cette institution.

«Nul ne saurait à cette étape de ma vie ternir ma réputation»
Aminata Touré contre-at­taque. L’ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental n’a pas digéré les accusations étalées par le journal Libération qui soutenait dans sa livraison d’hier des histoires de «malversations» comme motif de son limogeage. Selon ce quotidien, la «mauvaise gestion» du prédécesseur de Idrissa Seck au Cese expliquerait le départ de l’agent comptable particulier de l’institution. D’ailleurs, conclut Libération, le Président Macky Sall ne craindrait pas une rébellion de Mimi Touré, car détenant des «bombes» sur la gestion de cette dernière. «Nul ne saurait à cette étape de ma vie administrative et politique ternir ma réputation et mon intégrité. Je me réserve le droit d’ester en justice contre toute tentative de diffamation ou d’intimidation», a réagi Mimi Touré sur sa page Facebook. Avant de passer les rênes à Idrissa Seck, Aminata Touré jure avoir géré le Cese en toute orthodoxie. «Dans l’attente sereine de la passation de services avec le nouveau président du Cese, je voudrais informer l’opinion nationale et internationale que j’ai eu à diriger le Conseil économique, social et environnemental pendant 16 mois en stricte conformité avec les règles et standards de bonne gestion. Les documents de vérification sont en ordre et disponibles au niveau de l’institution ainsi que ma déclaration de patrimoine déposée à l’Ofnac», renseigne l’ancien Premier ministre.

Vent de rébellion ?
L’ancienne envoyée spéciale du président de la République fait partie des hauts responsables de l’Apr limogés à des stations stratégiques lors du remaniement ministériel et institutionnel. Elle a quitté le Cese tout comme Mahammed Boun Ab­dallah Dionne (secrétaire général de la Présidence), Ama­dou Ba (ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur), Aly Ngouille Ndiaye (ministre de l’Intérieur), Mouhammadou Makhtar Cissé (Pétrole et énergies) ou Oumar Youm (Trans­ports terrestres). La plupart d’entre eux sont soupçonnés de nourrir des ambitions de succéder au Président Macky Sall. Cependant, la particularité de Mimi Touré est qu’on ne l’a pas vu poster de message de remerciements au Président Macky Sall pour montrer sa disposition et sa loyauté. Amadou Ba et Aly Ngouille Ndiaye se sont livrés à ce jeu. Assiste-t-on à un début de rébellion à l’Apr ? Surtout quand Mimi Touré parle d’«intimidation», insinuerait-elle une campagne au plus haut sommet contre elle ? Le temps est le meilleur juge.

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