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La polémique née de la remise des attestations à des auditeurs béninois par le Cesti n’est pas encore terminée. Cette fois-ci, ce sont les récipiendaires qui ont battu en brèche les allégations selon lesquelles ils n’ont pas été évalués dans toutes les matières lors de cette formation. Dans une lettre adressée au recteur de l’Ucad au nom du Collectif des auditeurs, Henri N’dah-Sekou a fait savoir qu’ils ont «effectivement composé individuellement ou en groupe, selon les modules, dans toutes les matières».

Les auditeurs béninois à qui les attestations dénoncées par la section Saes du Cesti ont été remises ont démenti les allégations selon lesquelles ils n’ont pas été évalués dans les différents modules lors de leur formation. Dans une lettre adressée au recteur de l’Ucad, au nom du Collectif des auditeurs, Henri N’dah-Sekou informe que dans les faits, ils ont «effectivement composé individuellement ou en groupe, selon les modules, dans toutes les matières et les listes de présence avaient été établies et signées au fur et à mesure du déroulement de la formation». Dans le document, le collectif rappelle que sur «120 auditeurs sélectionnés pour prendre part à la formation, seulement une soixantaine de professionnels ont suivi les différents modules dispensés à cet effet, à partir du 13 avril 2015 à Cotonou». Les auditeurs rappellent aussi qu’au bout «de huit (8) mois, le Cesti a annoncé la suspension de la formation pour des raisons d’ordre financier». Une suspension qui, précise-t-il «aura duré quatre (4) ans». Mais, informent Henri N’dah-Sekou et ses camarades, «la formation a repris le mardi 11 juin 2019 à Cotonou avec les trois modules restants dont le dernier, ‘’l’Anglais des médias’’ dispensé par la directrice Mme Cousson Traoré Sall du 17 au 22 juillet». Ils renseignent que «Mme Sall, arrivée plus tôt à Cotonou, a été suivie une semaine plus tard par le directeur des Etudes du Cesti, M. Mamadou Ndiaye, et le chef du projet de formation, M. Mamadou Koumé, pour la délibération et la remise des attestations». C’est ainsi, informe le collectif, que «sur 66 prétendants, 52 ont pu tirer leur épingle du jeu». Après avoir donné toutes ces explications, les signataires de la lettre ont regretté la tournure prise par cet évènement. Pour eux, ces allégations «n’honorent personne, en tout cas pas le Cesti dont la réputation a été solidement établie ici, au Bénin, à travers la formation de plusieurs promotions de journalistes nationaux».

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