PARTAGER

Amadou Mbaye Loum a incarné les valeurs du grand journalisme. Il est demandé aux 28 membres de la 46ème promotion du Cesti, sortie hier, de suivre les pas de l’ancien journaliste à la Rts.

L’émotion se lit sur son visage. Dans l’ambiance berceuse des notes de kora de la salle de conférence de l’Ucad 2, Demba Dieng reçoit des mains de la ministre Aminata Angélique Manga le diplôme de major en Presse écrite de la 46ème promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti). Sourire empreint de sobriété et d’humilité, M. Dieng serre le poing vers le ciel pour marquer 3 ans de labeur, de travail sans relâche, de courage dans des circonstances parfois incertaines. D’ailleurs, la représentante des récipiendaires ne s’y trompe pas, ces parchemins «symbolisent un flambeau qui marque la grandeur et l’excellence du Cesti», a rappelé Ndèye Arame Mbaye. Moussa Ngom, major en Télévision, l’a bien compris. Le jeune homme est vainqueur de l’édition 2017 et 2018 du Prix africain de fact-checking, catégorie étudiant. Mohamed Kandji, lui, est major en Radio.
Sapés dans des basins gris aux atours de bleu, les 28 diplômés de la 46ème promotion du Cesti ont été célébrés hier. Lors de cette cérémonie, des larmes de joie ont coulé, la noblesse du journalisme retrouvait des couleurs et la passion de servir sa patrie inculquée aux autres promotions présentement en formation. Mary Teuw Niane absent, Abdoulaye Baldé idem, qu’importe, la fête fut rehaussée par la présence d’imminentes personnalités. Le général Pathé Seck, ancien ministre, Taleb Berrada, ambassadeur du Maroc au Sénégal, des membres de l’Armée sénégalaise et la famille de la presse diplômée du Cesti. Œil pétillant de bonheur et de fierté, Cousson Traoré Sall, directrice du Cesti, a rappelé à l’endroit des récipiendaires les valeurs journalistiques. «La fonction de journaliste est un sacerdoce. Il implique un engagement sans faille de votre part, des sacrifices soutenus et un rigoureux souci de déontologie sans lequel vous risquez à coup sûr de ternir votre image», a-t-elle déclaré.

«L’héritage de Mbaye Loum est un viatique pour la Nation»
Ternir l’image du journaliste, c’est totalement le contraire de la pratique de feu Amadou Mbaye Loum, parrain de la promotion. Infatigable reporter, l’ancien journaliste à la Rts a parcouru des zones de conflit, armé de conviction, pour rappeler le rôle important du journaliste. Liberia, Guinée Bissau, Liban, Gambie, Casamance, l’œuvre de cet illustre homme de média a été projetée à travers un film qui a plongé la salle dans la tristesse et la mélancolie. «Mon père avait quelque chose qui m’a marqué, c’est la passion. Cette flamme consumante a causé chez lui des nuits sans sommeil et des risques au péril de sa vie et de sa santé. Son héritage est un viatique pour toute la Nation et plus particulièrement pour le journalisme, noble métier qu’il a tant chéri. Il était un mélange d’intégrité, de passion, d’altruisme, de discrétion, d’humilité et de générosité», a témoigné Pape Moda Loum, fils de Amadou Mbaye Loum, décédé le 20 février dernier. Dans cette pluie d’hommages se sont joints Yves Jacques Sow, Oumar Diaw et Issa Touré qui ont tous rappelé les principes de bienséance qui ont marqué la personnalité de Mbaye Loum, membre de la 4ème promo du Cesti, en 1976.
bgdiop@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here