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Dans la salle d’audience de la Cour suprême hier lors de la rentrée solennelle des Cours et tribunaux, l’odeur des ressources naturelles a flotté dans les discours des intervenants. En effet, les professionnels de la justice ont invité l’Etat du Sénégal à jouer la transparence dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal comme le gaz et le pétrole. Si le Président Macky Sall a rappelé les «nouveaux droits» inscrits dans la réforme constitutionnelle de mars 2016, le Procureur général près la Cour suprême a indiqué qu’il appartient aux pouvoirs publics de prendre les dispositions nécessaires en vue de concrétiser les droits reconnus aux citoyens par la mise en œuvre de dispositions législatives et réglementaires, qui permettent l’exercice ou la jouissance de ces droits. Ce­pen­dant, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly appelle les populations au sens civique qui «est un devoir». «On dégrade le réseau téléphonique pour quelques grammes de cuivre ou les installations publiques pour de la modique ferraille. On obstrue les trottoirs et les chaussées de nos centres urbains qu’on a fini de transformer en dépotoirs et urinoirs à ciel ouvert. Il en est ainsi de l’augmentation des accidents de la circulation routière trop souvent causés par une impudence coupable résultats d’une conduite de mépris des règles élémentaires de prudence et de sécurité», dénonce M. Coulibaly.
D’après lui, si tous les comportements déviants ne peuvent être juridiquement sanctionnés et l’incivisme atteint le stade d’indiscipline notoire, des politiques publiques efficaces doivent y mettre un terme.
bgdiop@lequotidien.sn

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