PARTAGER

Les députés ont voté mardi après-midi, à l’unanimité, sans débat, le projet de loi n°10/2017 abrogeant la loi n°66-62 du 30 juin 1966 portant création de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Avec cette nouvelle loi,le Théâtre national Daniel Sorano passe du statut d’établissement public à caractère administratif (Epa), à un Eta­blis­se­ment public à caractère industriel et commercial (Epic). Ce statut va lui octroyer une plus grande initiative quant à la conduite et la gestion de ses politiques artistiques et commerciales.
Le projet de loi précise que la réalisation d’une telle ambition doit s’articuler, entre autres, autour des axes d’intervention suivants. Il s’agit de la poursuite des missions traditionnelles dévolues à tout théâtre national à savoir : éduquer, informer et divertir les populations, l’exploitation au maximum des possibilités offertes par les technologies de l’information et de la communication.
Mais aussi de la modernisation des méthodes de gestion en vue de devenir une entreprise culturelle performante, capable de se positionner dans les marchés internationaux du spectateur et du loisir, l’accroissement du volume et de la qualité de la production artistique pour mieux contribuer au développement de l’économie nationale de la culture.
S’exprimant après le vote de cette nouvelle loi, le directeur du Théâtre national Daniel Sorano est d’avis que «c’est une abrogation qui s’impose d’elle-même» à cause du fait que «l’ancienne loi était complètement obsolète et ne permettait pas du tout à Sorano de pouvoir vraiment aborder depuis quelques an­nées, le processus de relance». Sahite Sarr Samb explique sur le site de l’Aps en fait qu’en 52 ans, «la réalité au Sénégal a beaucoup changé».
Le ministre de la Culture et de la communication, Mbagnick Ndiaye, quant à lui, ne peut manquer de se réjouir de l’acte posé par les députés. Il ne dit rien d’autre qu’«avec l’adoption de ce projet de loi, l’administration de cette structure veillera à la réhabilitation des artistes, dans la perspective d’accroitre le volume et la qualité de la production artistique», s’est réjoui Mbagnick Ndiaye.
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here