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Les Assises de la Commission nationale consultative de mutation des personnels enseignants ont réuni plus d’une cinquantaine d’acteurs de l’éducation nationale et de la formation professionnelle à Mbour, du 31 août au 7 septembre 2020. A la fin des travaux, seuls 5 001 postes ont été attribués sur plus de 19 mille demandes.

A la fin de chaque année scolaire, les ministères de l’Edu­cation nationale, de la Formation professionnelle, de l’emploi et de l’artisanat se retrouvent face à la gestion de l’épineux mouvement national des enseignants. C’est un véritable jeu d’équilibristes auquel il faut se livrer pour éviter de chambouler la carte scolaire. Cette année, les dossiers de candidature reçus sont au nombre de 19 mille 094, soit 18% de l’effectif total des enseignants dont 604 concernent le ministère de la Formation professionnelle, de l’emploi et de l’artisanat. Glo­balement, le nombre de demandes formulées par les enseignants s’élève à 68 mille 239 à raison de 4 choix par enseignant contre 74 mille 315 en 2019.
Au cours de travaux, 5 001 ont été attribués dont 1 202 postes de responsabilité. Parmi ces postes, 150 sont allés aux femmes, conformément aux orientations du plan de promotion des femmes à des postes de responsabilité. Selon Serigne Sohinbou Badiane, directeur des Ressources humaines du ministère de l’Education nationale, «les régions de Thiès, Dakar et Saint-Louis sont les zones les plus ciblées, contrairement à Matam, Kédougou et Tamba considérées comme déshéritées par les enseignants». Pourquoi ces régions citées ci-haut attirent plus de convoitises ? D’après M. Badiane, plusieurs raisons expliquent la forte affluence vers ces zones comme la raison sociale ou de santé, le désir de poursuivre des études, d’avoir un poste de responsabilité, entre autres. M. Badiane a également exprimé «toute sa satisfaction du processus qui s’est déroulé dans la transparence, l’objectivité et surtout la confidentialité». A la fin des travaux, le représentant du G7, Meïssa Ly, a salué la démarche inclusive adoptée par les autorités éducatives. «Nous nous réjouissons de la plus grande transparence et de la démocratie qui ont prévalu tout au long du processus», se félicite le syndicaliste.
Venu présider la cérémonie de clôture des Assises de la Commission nationale consultative de mutation des personnels de l’éducation et de la formation, le ministre de l’Education nationale a rappelé «que ces assises sont inscrites dans l’agenda des activités phare du ministère et permettent de procéder chaque année, de manière partenariale et transparente, à la mutation de milliers d’agents de tous les niveaux : préscolaire, élémentaire, moyen général, secondaire général et formation professionnelle».
Par ailleurs, Mamadou Talla a annoncé «d’importantes mesures pour la promotion de la carrière enseignante. Parmi celles-ci : le processus de dématérialisation des actes de gestion comme l’imputation budgétaire, l’archivage numérique des dossiers individuels des agents, les cartes professionnelles». Il ajoute : «A côté de ces innovations, d’autres initiatives sont en cours ou en projet pour matérialiser une des priorités de son département, à savoir l’apaisement du climat social. Toutes ces innovations traduisent la volonté d’améliorer autant que possible les conditions de vie et de travail des enseignants tel que le recommande le chef de l’Etat.»

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