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Dénonçant le mutisme du gouvernement face à ses revendications, le Sytjust est en train de dérouler son troisième plan d’actions depuis hier. Les travailleurs de la justice, qui bouclent aujourd’hui 48h de grève, protestent contre le dilatoire des autorités qui n’ont posé aucun acte conséquent dans le sens de résoudre la crise.

Si la question des revendications des enseignants et des médecins a été abordée dans l’adresse à la Nation du chef de l’Etat à l’occasion de la fête de l’Indépendance, ce n’est pas le cas pour celles des travailleurs de la justice. Un fait qui ne risque pas d’améliorer la situation. La preuve ? Les travailleurs de la justice sont encore en grève. Le syndicat des travailleurs de la justice est en train de dérouler son troisième plan d’actions. Il a ainsi décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures qui va prendre fin aujourd’hui. Les travailleurs de la justice protestent «contre le dilatoire et le manque d’attention affichés par le gouvernement» par rapport à leurs revendications. Selon le Sytjust, «à ce jour, le gouvernement n’a posé aucun acte conséquent dans le sens de résoudre la crise qui couve dans le service public de la Justice». Dans un communiqué, les membres de ce syndicat informent que «depuis le début du deuxième plan d’actions du Sytjust, la semaine dernière, il y a un mutisme total constaté du côté du gouvernement». Ce qui, d’après eux, va renforcer «les travailleurs de la justice dans leur forte conviction de lutter davantage pour une prise en charge adéquate de leurs légitimes revendications qu’ils ont valablement formulées depuis des années sans aucune satisfaction». Dans son document, le Sytjust rappelle qu’il a toujours «assuré pendant des années, la stabilité et la sérénité nécessaires à l’exercice du pouvoir judiciaire». Mais, souligne-t-il, «malheureusement le gouvernement n’a pas mis à profit cette bonne disposition des travailleurs de la justice».
Le Sytjust exige du gouvernement entre autres : «L’adoption : du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de formation judiciaire (Cfj), du projet de décret modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la justice.» Le syndicat exige aussi l’adoption «du projet de décret fixant le mode de répartition des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police, des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale».
Par ailleurs, les travailleurs de la justice attendent du gouvernement «l’ouverture de négociations sé­rieu­ses relatives : à l’octroi d’indemnité de logement, à l’octroi d’une prime d’incitation à la célérité, à l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature».
dkane@lequotidien.sn

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