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Les restauratrices de rue ne savent pas le rôle qu’elles jouent sur le plan économique. Selon une étude organisée par le Pôle agro-alimentaire d’Enda graf, elles ont fait un chiffre d’affaires de 2 milliards 042 millions 880 mille francs en 2016. Ainsi sollicitent-elles un appui de l’Etat.

Les restauratrices de rue ont une grande importance pour la Nation. Leur apport sur le plan économique n’est pas négligeable. Si on se fie aux résultats de l’étude organisée par le Pôle agro-alimentaire d’Enda graf, leur chiffre d’affaires est inestimable. Sur un échantillon de 175 restauratrices prises dans les dix communes qui ont concerné cette étude, il est estimé à 2 milliards 42 millions 880 mille francs Cfa, soit 29,41% du budget de 2016 de la ville de Pikine, arrêté à 6,947 milliards de francs. Ce qui amène l’expert en alimentation Alassane Lô à dire que les «restauratrices contribuent au développement économique, social, local et aux recettes fiscales des communes de la ville de Pikine». La restauration de rue ou restauration populaire produit des aliments et des boissons prêts à consommer. Selon toujours les révélations de l’enquête qui a été rendue publique la semaine dernière, 53% de femmes restauratrices exercent dans les quartiers, 23% dans les marchés, 17% dans les lieux publics, tels que les garages et les établissements scolaires. Au vu de cet apport sur le plan économique, le technicien en alimentation pense que ces femmes méritent un soutien de l’Etat. «L’Etat doit les renforcer en vue de les aider à diversifier leurs productions et faire en sorte que les enfants mangent à leur faim», conseille-t-il.
Abondant dans le même sens, Ndèye Diaw, présidente des restauratrices de Pikine, trouve qu’on doit aider les femmes. Bernadette Thiaw, qui travaille à Enda, Pôle alimentation, dira que ces restauratrices dont l’apport économique n’est pas négligeable jouent un rôle très important dans le consommer local ; d’où l’importance de les soutenir. De l’avis de Ndèye Fatou Ndoye d’Enda graf, de plus en plus, les gens mangent dans les restaurants. Selon ses confidences, 25% de la population mangeaient en 2001 dans les restaurants. En 2015, c’est 68% qui se restaurent dans les gargotes qui vendent des petits-déjeuners, déjeuners et dîners. Pour elle, aider ces braves dames c’est aussi rendre visibles leurs activités. Le maire de Pikine-Nord, qui s’est réjoui aussi de l’apport des restauratrices sur le plan économique, a invité les femmes à ne pas trop chercher de profits en mettant en danger la vie des populations. Selon Amadou Diarra, il y a des restauratrices, pour démultiplier leurs gains, mettent des produits chimiques dans les aliments. Cela, dit-il, entraîne des conséquences né­fastes sur la santé des consommateurs. L’idylle de la comme suggère aussi aux restauratrices d’avoir des comptables, car c’est une entreprise qu’elles ont, et qu’un jour elles pourront réaliser des projets tels que des constructions. Aux restauratrices qui attendent la descente des agents de la mairie pour vendre, il suggère de se signaler pour payer leur patente mensuellement ou annuellement. En outre, Ama­dou Diarra a invité l’Etat à s’appuyer sur Enda pour voir comment aider ces femmes qui ont des entreprises.
justin@lequotidien.sn

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