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La France peut faire davantage en matière d’octroi de visas de séjour pour les étudiants sénégalais, a soutenu jeudi l’ambassadeur de ce pays au Sénégal, Christophe Bigot, estimant que leur augmentation de 2 500 à 3 500 en un an, représente un «effort considérable». «En 2016, le nombre de visas étudiants était de 2 500. En septembre 2017, l’ambassade a délivré 3 500 visas, ce qui est évidemment toujours insuffisant mais par rapport à ce qui précède, il y a eu un effort considérable», a dit M. Bigot, qui était l’invité de la rédaction de l’Aps. «Mon objectif à terme, c’est de délivrer 5 000 visas étudiants en 2019. C’est nécessaire d’augmenter parce que la population estudiantine va exploser compte tenu des progrès de la scolarité et ils ont besoin d’être accompagnés», a expliqué le diplomate français.
Il affirme toutefois relevé un «problème», selon lui, lié aux capacités d’accueil des universités françaises, compte tenu également des 13 établissements dispensant au Sénégal un programme français pour 7 500 élèves. «La demande est beaucoup plus forte que l’offre, il faudrait qu’on travaille avec ces écoles et ces lycées pour être en mesure d’offrir beaucoup plus de places aux étudiants», a-t-il insisté.
Selon lui, «l’idée ce n’est pas seulement de donner des visas aux étudiants mais nous souhaitons aussi qu’ils puissent participer, à leur retour, au développement du Sénégal». Il a été décidé aussi, lors du séminaire inter -gouvernemental entre la France et le Sénégal, que ces étudiants bénéficient en même temps d’un visa de circulation équivalent à la durée de leur passeport à leur retour. Ce qui leur permettra de ne pas «couper les ponts avec la France».

 La France compte également faciliter l’installation d’établissements français au Sénégal. Aussi des efforts sont-ils faits en relation avec le Conservatoire national des Arts et des Métiers (Cnam) et avec l’Institut Mines Télecoms, pour qu’ils puissent former des étudiants au Sénégal. Lors du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais du 19 octobre dernier, ren­contre «très riche et très dense avec 25 pages de conclusion», «un volet éducation très significatif» avait été abordé. Il a été décidé de mettre en place un campus universitaire franco-sénégalais à Diamniadio, a rappelé M. Bigot.
«L’enseignement supérieur, c’est important, mais il y a également l’enseignement primaire et secondaire», a-t-il souligné. C’est pourquoi l’Agence française de développement (Afd) a participé à la construction et à la restauration de 16 collèges et lycées dans Dakar.  Après un séjour d’une semaine dans le Fouta, qui l’a mené de Kanel (Matam) à Ross Béthio (Dagana), il a dit avoir pu voir le travail mené par la diaspora sénégalaise en France, la coopération française et l’Etat du Sénégal pour financer la construction de lycées et d’écoles.

«L’éducation est un moyen efficace pour lutter contre
le terrorisme»
L’éducation est un «moyen efficace» pour lutter contre le terrorisme a indiqué, jeudi à Dakar, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, qui retient qu’elle aidera à combattre l’idéologie de la haine véhiculée par les djihadistes. «Le moyen le plus sûr pour vaincre le terrorisme reste l’éducation, un enseignement des valeurs pour combattre l’ignorance», a dit M. Bigot, invité de la rédaction de l’Aps. «Ce n’est pas la seule réponse face au terrorisme mais cela permet d’y concourir surtout avec une meilleure utilisation du numérique au niveau de l’éducation de base pour répondre en partie mais pas en totalité aux difficultés en termes de formation», a-t-il souligné. «Il faut former des professeurs, construire des écoles et des lycées, sans cesse anticiper pour répondre aux besoins en matière d’éducation», a-t-il dit.  En outre, pour Christophe Bigot, «la lutte contre le terrorisme repose sur l’échange d’informations et de renseignements qui ont vocation à rester discrets si on veut être efficace contre le terrorisme». «La discrétion est de mise pour être aussi efficace que possible contre cette menace», a-t-il ajouté.

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