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Le Directeur général du Centre international du commerce extérieur (Cices), Cheikh Ndiaye, est monté au créneau hier, pour apporter des précisions par rapports aux irrégularités qui lui sont imputées dans les rapports de la Cour des comptes rendus publics la semaine dernière,

Epinglé par le rapport 2015 de la Cour des comptes, le Directeur général du Centre international du commerce extérieur (Cices) a tenu hier, au cours d’un point de presse, à apporter des précisions sur les manquements qui lui sont imputés. D’emblée Cheikh  Ndia­ye ne fait aucun grief au rapport de la Cour des comptes. «Ce point de presse n’ambitionne pas  de venir  contredire le rapport de la Cour des comptes. Le rapport de la Cour des Comptes  est un excellent rapport. Il est bon, il n’y a rien à dire», souligne-il, tout en remerciant la Cour des comptes pour la qualité de son travail fait au Cices. D’après lui, les magistrats de la Cour des Comptes ont séjourné pendant 2 ans au Cices où ils ont bénéficié d’un très bon accueil. «Ils ont fait leur travail avec beaucoup de professionnalisme et le Directeur général apprécie bien le travail qu’ils ont fait au Cices», dit-il. A l’en croire, le Cices a  disposé de ce rapport depuis 2015, mais il n’a rien à dire sur sa qualité. Mais depuis lors, ils sont en train de satisfaire aux recommandations faites par la Cour des Comptes.
Cette précision faite, Cheikh Ndiaye apporte des éclaircissements sur deux points qui l’auraient troublé. Il s’agit du désherbage et de la location du groupe électrogène. La presse a parlé de  78 millions dépensés pour le désherbage et 125 790 000 francs de francs pour la location de groupe électrogène.  M. Ndiaye explique que le désherbage consiste à enlever les herbes dans l’enceinte du Centre international, à curer les canaux à ciel ouvert et à évacuer les ordures vers Mbeubeuss.  Selon lui, il s’agit de tous ces travaux et non le désherbage tout court comme rapporté par la presse.
«Le service consiste à enlever les mauvaises herbes et arbustes, à élaguer les arbres, à évacuer les branchages, herbes et feuilles mortes dispersées dans l’enceinte du Cices d’une superficie de 19 ha sur une période d’un mois mobilisant 150 personnes, ainsi que le curage de canal long de 3 km avec tout le risque que les prestataires encourent  avec la présence des reptiles comme des serpents et des varans cachés dans des endroits touffus», justifie-t-il. Selon toujours le Dg, cette somme avancée concerne six foires et couvre la période 2011-2015. «Si c’était une seule foire, les 78 millions feraient l’objet d’un appel d’offres», estime-t-il.
A propos de la location du groupe électrogène, le Directeur général dira aussi  que  ladite somme concerne six foires équivalant à douze semaines. Cheikh Ndiaye ne cache pas sa déception par rapport à ces cas cités par la presse. «Ces exemples ont écorné l‘image du Cices et du personnel», déplore-t-il.

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