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Il s’est tenu récemment à Bamako la réunion organisée par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) sur le dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Occasion pour les participants de faire des constats sur la situation alimentaire et nutritionnelle pendant la période de soudure (juin-août) et les perspectives de la campagne agro-pastorale 2019-2020 au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Et enfin de suggérer des recommandations à l’endroit des Etats et des partenaires.

Les participants à la réunion organisée par le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilsss) en partenariat avec l’Uemoa, la Fao entres autres sur le dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest ont donné leur avis sur la situation alimentaire et nutritionnelle pendant la période de soudure (juin-août) et les perspectives de la campagne agro-pastorale 2019-2020 au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Dans un rapport, le Pregec a estimé qu’en ce qui concerne la situation alimentaire et nutritionnelle dans la région du Sahel et d’Afrique de l’Ouest, environ 9,7 millions de personnes sont en crise et en phase d’urgence reparties principalement au Nigeria, au Niger, au Burkina, en Mauritanie, au Tchad, au Mali, au Sénégal, en Guinée et en Sierra-Leone. «Ce chiffre pourrait s’accroître à la suite de l’augmentation des populations déplacées et réfugiées victimes de la détérioration de la situation sécuritaire dans les zones de conflits et ses conséquences sur les conditions de vie des ménages vulnérables, les marchés, ainsi que les transferts monétaires issus de la migration», lit-on dans le rapport. Qui ajoute que l’insécurité alimentaire et nutritionnelle découle également de «la persistance de la crise sécuritaire et des conflits intercommunautaires au Nord et dans la région du Lac au Tchad, à l’Est et l’Ouest du Niger, au Nord et à l’Est du Burkina Faso, au Nord et au Centre et du Mali».
S’agissant de la campagne agro-pastorale 2019-2020, la réunion du Pregec a examiné les prévisions des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies et préparé le suivi de son déroulement. Sur ces points, la campagne agropastorale, selon les participants, est marquée par un démarrage «précoce» des semis et aussi par des pluies diluviennes ayant occasionné des inondations. «Sur le plan phytosanitaire, la situation acridienne est relativement calme, mais la reproduction à petite échelle (plus tôt que normale au Niger, au Tchad, en Mauritanie et au Mali) pourrait entrainer une légère augmentation des effectifs acridiens dans les prochains mois. En plus, l’Est du Tchad pourrait recevoir des essaims en provenance de la péninsule arabique», ont-ils alerté. Avant d’ajouter que s’agissant de la révision des concertations techniques du dispositif Pregec, les résultats de l’étude sur la restructuration des préceptes du Pregec réalisée en 2014 avec l’appui de la Fao, pourraient constituer de base pour les réflexions qui doivent se poursuivre au cours de la réunion de septembre 2019.
Au vu de ces constats énumérés, la réunion a fait les recommandations suivantes : prendre les dispositions nécessaires pour faciliter l’accès aux zones de conflits, accélérer la mise en œuvre des plans nationaux de réponses pour sauver les vies humaines et protéger leurs moyens d’existence, poursuivre les consultations techniques en vue de la mise en œuvre rapide des actions conjointes et coordonnées en appui aux pays dans le cadre de la lutte contre la chenille légionnaire, soutenir les efforts des Etats dans la mise en œuvre rapide des réponses en faveur des populations vulnérables notamment dans les zones de conflits.

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