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Premier opus de l’actrice nigériane en tant que réalisatrice, «Lionheart» que Geneviève Nnaji a présenté lors du dernier Festival du film de Toronto est diffusé sur la plate-forme de Netflix.

C’est un signe qui ne trompe pas. L’industrie du film nigérian, Nollywood, est doucement en train de tracer son sillon sur la scène mondiale. En effet, non seulement Hollywood à travers l’un de ses plus grands studios s’est lancé dans la coproduction de films et de séries basés sur des histoires africaines, mais en plus, le géant américain Netflix a acheté les droits mondiaux du premier film de l’actrice nigériane superstar Geneviève Nnaji. Le montant de la transaction autour de l’œuvre intitulée Lionheart n’a pas été dévoilé, mais d’ores et déjà, des millions d’abonnés de la chaîne en streaming pourront apprécier cette histoire contée par Geneviève Nnaji. Pour la petite histoire, Lionheart a été présenté pour la première fois au dernier Festival international du film de Toronto, au Canada, dans la section découverte, en septembre. Par ailleurs, la réalisatrice du film, Geneviève Nnaji, en est aussi l’actrice principale. «Je pense que c’est l’authenticité de l’histoire qui m’a beaucoup plu. Il m’a permis de mettre en valeur ce qui me rendait fière de notre culture (…) et de nos valeurs. Nous nous sommes concentrés sur la qualité cette fois-ci», a commenté la célèbre actrice de 39 ans.

L’action du film se déroule dans le sud-est du Nigeria. Lionheart raconte l’histoire d’une jeune femme, Adaeze Obiagu (Nnaji), qui doit assumer la responsabilité de diriger l’entreprise de son père malade sous la surveillance suffocante d’un oncle brutal et excentrique. Une manière pour la célèbre actrice d’évoquer des sujets sensibles comme le sexisme dans le monde du travail, la famille ou encore le poids des responsabilités dans la société nigériane. Geneviève Nnaji est née à Mbaise au cœur de la région Ibgo en 1979. Elle a fait ses débuts en tant qu’actrice dans les années 80, alors qu’elle n’avait que 8 ans. Après des études dans l’Etat de Lagos, elle franchit un palier et connaît le succès avec le film Sharon stone en 2002. En 2005, elle est devenue la première actrice à remporter le prix Africa movie academy award (Amaa) pour la meilleure actrice dans un rôle de premier plan. En 2009, elle franchit le rubicon et se fait connaître aux Etats-Unis en participant à l’épisode spécial de Oprah Winfrey intitulé Meet the most famous people in the world. La star des médias américaine la décrit comme la Julia Roberts of Africa. En à peine dix ans, Geneviève Nnaji s’impose comme l’une des actrices les plus prolifiques du cinéma nigérian, mais elle est aussi devenue très riche grâce à ses nombreuses apparitions dans les publicités et dans la mode.

À la conquête du monde 

«L’Afrique détient des histoires très fascinantes qui n’ont pas encore été racontées et nous sommes déterminés à raconter nos histoires, à notre manière, à travers nos voix, au monde entier», a déclaré Nnaji dans un communiqué. Ricardo Monastier, le patron de la société de promotion française Mpm, a déclaré : «C’est un film captivant et humoristique qui révèle non seulement le talent de Geneviève en tant que réalisatrice pour la première fois, mais qui représente également une société en pleine mutation.» Et preuve, s’il en fallait une autre, de l’envergure que prend la carrière de l’actrice-réalisatrice, elle est également à l’affiche du film Farming du comédien britannique d’origine nigériane Adewale Akinnuoye-Agbaje avec Kate Beckinsale et Damson Idris de la série Snowfall.

Les festivals de films internationaux sont généralement un terrain de choix pour les cinéastes qui doivent conclure de nouveaux accords et les cinéastes africains exploitent progressivement les opportunités offertes par ces plateformes. Outre le film Lionheart, la section Découverte du Toronto international film festival (Tiff) accueille d’autres films de cinéastes africains commeRafiki de la Kényane Wanuri Kahiu, aKasha de la documentariste soudanaise Hajooj Kuka, Fig tree de l’Ethiopienne AälämWärqe Davidian et The mercy of the jungle du Rwandais Joël Karekezi.

Le Point Afrique

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