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La cérémonie officielle d’ouverture des Rencontres cinématographiques internationales de Dakar (Recidak) qui s’est tenue le vendredi dernier au Grand Théâtre a été marquée par l’absence du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Ce dernier, qui était attendu pour présider ces rencontres, a fait faux bond au monde de la culture qui, après presque 2 heures d’attente, s’est décidé à faire son cinéma sans le chef du gouvernement.

Pour une cérémonie qui devait commencer à 18h, le public qui assistait le vendredi dernier à l’ouverture officielle des Recidak a patienté jusqu’à 19h 40 pour voir les premiers acteurs du film de ces rencontres défiler sur scène. Presque 2 tours d’horloge à attendre le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne qui, bien qu’annoncé dans le casting en tant que président de cette cérémonie, ne participera finalement pas au film qui avait débuté par un cours sur l’histoire du cinéma. Aidé par la musique, des danseurs et quelques images, le chorégraphe Jean Tamba a réalisé en quelques minutes son tour du monde en cinéma. Et dans celui-ci, anciens films (westerns), classiques, Bollywood, sénégalais (Mandat bi de Ousmane Sembène, prix spécial du jury à la Biennale de Venise de 1968), ont tous occupé leur place. De même, les grandes icônes du cinéma sénégalais et africains ont eu leur place dans cette cérémonie officielle qui a été l’occasion de leur rendre hommage.
Le philosophe et ancien directeur du Centre cinématographique marocain Noureddine Saïl qui, par ailleurs, a prononcé la leçon inaugurale de ces Recidak a reçu les chaleureux hommages du ministre de la Culture, au même titre que la costumière et créatrice de mode, Oumy Sy, et Annette Mbaye D’Erneville, celle qui a été à l’origine des Recidak. La maman du cinéma, encore connue sous le surnom de «Mère bi», qui a parlé par la voix de son fils Ousmane William Mbaye, a exprimé sa fierté de voir les Recidak exister et continuer d’exister. Elle a aussi marqué son désir de voir les 8 premières éditions numérisées afin de les rendre plus accessibles au public.
Pour sa part, le ministre de la Culture a tenu à rendre hommage à cette dame. Il a en outre fait le bilan du Fopica et souligné l’importance de la culture et des Recidak. «Les Recidak sont un atout essentiel pour le développement du cinéma sénégalais, une belle opportunité pour des relations d’échange et de partage des cinémas du monde et d’Afrique», a-t-il fait savoir, certain que ce rendez-vous contribuera à replacer le cinéma au cœur de l’animation culturelle de Dakar et qu’il sera l’occasion d’inculquer à la jeunesse l’amour du cinéma, une véritable éducation cinématographique… Le président du comité d’organisation, Maguèye Kassé, qui a précédé le ministre à la tribune, a aussi insisté sur l’importance du cinéma et des cinéastes pour un pays. Une importance que le public dakarois ne semble pas accorder au cinéma. Dakar n’est pas encore prise par la fièvre du cinéma. A l’ouverture officielle des Recidak, le Grand Théâtre n’était pas plein comme on pouvait l’espérer. Seuls les cinéastes ont répondu à l’appel. Et si l’absence du Premier ministre a froissé la susceptibilité de certains qui étaient présents, d’autres comme le doyen Ben Diogaye Bèye n’y ont vu aucun mal. «Que le Premier ministre soit là ou non, que le public réponde ou pas, ça n’a pas d’importance ! L’essentiel c’est que le cinéma continue à faire du cinéma», a-t-il lancé.
aly@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Recidak ou le récif des déréglés.
    Comment servir un peuple à 98% musulman en ignorant son dogme?
    Quel sénégalais ,imbu de sa foi , adoptant la méthodologie du Prophète, sallahu alayhin wa sallam, peut s’intéresser aux activités proposées dans ce récif aux déréglés ? Des  » Intellectraitres » disait un frère .
    Le maigre public en dit long sur l’impopularité des ces initiatives .

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