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D’une capacité de plus de 500 places, le complexe cinématographique Ousmane Sembène bat déjà le record des salles de cinéma qui existent à Dakar. Niveau qualité, son et image, il se démarque aussi avec une technologie de pointe et une diffusion en 2D, 3D et même 5D. Ce complexe sera officiellement ouvert au public le samedi 31 mars.

Après le Canal Olympia, ce sera au tour du complexe cinématographique Ousmane Sembène d’ouvrir ses portes ce 31 mars. Bâti par le Pdg du groupe Saleh (Youssouf Saleh) à côté de Magic Land (dont il est propriétaire), il est estimé à 3 milliards et comprend 3 salles de cinéma. La salle Djibril Diop Mambéty, la salle Safi Faye et la Salle Soukeyna Saleh. D’une capacité respective de 348 places et 108 places, les 2 premières salles diffusent en 3D et la 3e de 50 places en 5D. En plus de ces salles de projection, le complexe comprend un espace de restauration moderne, un espace de jeux au niveau supérieur et une salle de fête au sous-sol. «On s’est dit qu’on ne se limitait pas à faire uniquement des salles de cinéma. Puisque quand quelqu’un venait pour un film qui ne commençait pas, il devrait trouver un endroit pour attendre. On a pensé donc faire une salle confiserie, où les gens pouvaient se désaltérer… et la salle de jeux en haut où ils pouvaient passer leur temps. En dehors du cinéma, il y a aussi au sous-sol une salle de fête de 700 places pour les gens qui souhaitent faire la fête», indique le colonel Abdoulaye Fall, directeur général de Magic Land.
Niveau équipement, le complexe cinématographique Ousmane Sembène est aussi doté du must. «On a mis tout le luxe qu’il fallait pour que les Sénégalais se sentent à l’aise. S’il fallait proposer une sortie, il fallait donner quelque chose qui en vaille la peine. C’est pour ça qu’on a essayé de moderniser le maximum ce complexe pour que les gens qui s’y retrouvent ne regrettent pas cette sortie», note le colonel Fall qui rassure pour ce qui est des prix. «Au Sénégal il y a beaucoup de cinéphiles, mais les bourses sont différentes. Il ne fallait pas mettre des prix qui ne viseraient qu’une certaine catégorie de la population. Il fallait intéresser tout le monde.» Les prix varieront donc entre 1 500 et 5 000 francs Cfa. 1 500 francs pour les enfants, 2 000 francs pour les adultes et 5 000 francs pour les films inédits. «C’est normal qu’on mette ce prix. Ce sont de grands films qu’on loue et qui ont un coût. On a dit au maximum 5 000 F Cfa. A part cela, on mettra des classiques. Des films intéressants qui toucheraient toutes les bourses. Tout le monde pourrait s’y retrouver. On ne voulait pas mettre un cinéma où l’on rentre avec 500 F Cfa. On n’aura pas eu le luxe qu’on a aujourd’hui», explique-t-il.

Un programme particulier pour un retour vers le cinéma
En ce qui concerne la programmation, le staff du complexe cinématographique Ousmane Sem­bène ren­seigne que les férus de cinéma seront satisfaits. «On a un agenda, un programme des films retenus. Il y aura des films hindous, des western, des films africains. On va toucher toutes les catégories de la population», affirme M. Fall qui ajoute en outre que les enfants ne seront pas en reste. «Il y aura des films d’animation, des dessins animés, des contes…». Chargé de la programmation, Nasser Ayidi renchérit sur ce point : «La programmation se fera en fonction des sorties. Je veux aussi mettre l’accent sur le potentiel passé du cinéma africain, c‘est-à-dire montrer les classiques africains. Et quand je dis africains, je ne me limite pas seulement à l’Afrique noire, Maghreb, Egypte, Tunisie, Maroc…»
Pour l’équipe du complexe cinématographique Ousmane Sem­bène comme pour le directeur du Magic Land et Pdg Youssouf Saleh, l’ambition commune est de récon­cilier le public sénégalais avec le cinéma. Après avoir visité le complexe, un cinéphile comme le Professeur Maguèye Kassé exprime toute sa satisfaction à l’idée que les Sénégalais et Dakarois pourront enfin avoir la possibilité de retourner au cinéma et avec tout le confort qui sied à toutes les grandes salles de cinéma dans le monde. «Ce complexe est venu à son heure. Le Sénégalais était un grand cinéphile. Nous allons renouer avec une tradition qu’on a perdue au fil des décennies. Pour les amoureux, il y a d’ailleurs tout une promenade jusqu’au bord de mer», lance-t-il.
En cette 10e année de la commémoration de son décès, le pionnier du cinéma africain, Ousmane Sembène, pourra lui contempler avec les anges ce joyau qui porte son nom. D’autres investissements suivront bientôt dans les régions pour compléter l’édifice de relance du cinéma sénégalais.
aly@lequotidien.sn

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