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Le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz.

Bonne nouvelle pour les amoureux du 7ème art et les amateurs de cinéma au Sénégal. Après plusieurs années de léthargie, les Rencontres cinématographiques de Dakar (Recidak) se tiendront du 22 au 28 novembre prochain, assure un communiqué du ministère de la Culture. Le thème de ces rencontres portera sur «Cinéma et développement».

Espace de promotion et de diffusion de la production nationale et des cinémas du monde, les Rencontres cinématographiques de Dakar (Recidak) ont pris une pause de plusieurs années. En juillet, alors qu’il conduisait une délégation sénégalaise à la 20ème édition du Festival international de films de Shanghai, le directeur de la Cinématographie a fait état de sa volonté de relancer les Recidak. «Les Recidak sont très attendues, mais pour ne pas décevoir, nous allons commencer, après près de 15 ans d’arrêt, à faire remarcher la machine. Ce ne sera pas facile, mais nous allons tenter de réconcilier notre pays avec les grandes manifestations culturelles», confiait-il. Si en 2017 les Recidak n’ont pas pu se tenir, cette année elles sont prévues du 22 au 28 novembre. Le ministère de la Culture l’a fait savoir hier dans un communiqué où il indique que le comité d’organisation des Recidak (présidé par Maguèye Kassé et coordonné par Hugues Diaz) est allé «faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs et qu’il a soumis au ministre les conclusions des travaux des différentes commissions». Le ministre a rappelé que «les Recidak de cette année sont une édition de relance et de légitimation de ce qui est en train d’être fait au niveau du secteur du cinéma au Sénégal». Il s’agit également d’amener le public à «renouer avec le cinéma».
Le programme comporte un nombre important d’activités comme des projections de films, suivies de débats en présence des réalisateurs à Dakar et en banlieue, un colloque et des panels sur diverses problématiques portant sur le thème central «Cinéma et développement». Des hommages à des pionniers du 7ème art sont aussi prévus, ainsi que plusieurs autres activités d’animation artistique et des rencontres-échanges professionnelles, ateliers et masters-class.
Après une première édition en 1990, les Recidak se sont tenues annuellement jusqu’en 1996. Après cela, une édition des Recidak a eu lieu 2002. Malgré la volonté affichée des autorités, les rencontres n’ont pas pu se faire. En juillet 2017, le ministre Mbagnick Ndiaye réaffirmait cette volonté de relancer les Recidak. Et en janvier 2018, alors qu’il présentait ses vœux de nouvel an aux agents de son département, l’actuel ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly manifestait la même volonté de relancer les Recidak. «Il faut qu’on ait un festival de cinéma comme les Recidak. Il faut les reprendre», disait-il à la presse. En tant que rendez-vous majeur du cinéma, tous courants confondus, les Recidak méritent d’exister si l’on se fie au site Africulture. «Nées d’une initiative privée dans les années 90, les Rencontres cinématographiques de Dakar, d’abord soutenues, puis portées par l’Etat du Sénégal, ont fini de faire l’unanimité autour de deux facteurs, piliers de son audience : la qualité de l’organisation et la richesse de sa programmation. Des professionnels du 7ème art se retrouvent à Dakar pour célébrer l’image dans tous ses éclats et toute sa brillance. Les compétitions dotées de prix, des projections tous azimuts, un colloque, des expositions offrent au public un large panorama de lecture des tendances esthétiques du cinéma mondial en général et africain en particulier.»

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