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Pour sa première découverte par le grand public, le film du réalisateur haïtien, Robenson Lauvince, sera projeté à Dakar aujourd’hui. Un prétexte pour conscientiser les jeunes à travers leur culture. Le long métrage a été tourné dans beaucoup de pays d’Afrique et regroupe des comédiens haïtiens et sénégalais.

Réalisé par un jeune Haïtien, Robenson Lauvince, le film Je m’en souviens sera projeté aujourd’hui en grande première au Sénégal. Le but est de conscientiser les jeunes à travers leur culture, leurs origines pour qu’ils puissent se retrouver et être conscients de leurs forces et enfin montrer ce qu’il faut au monde de l’extérieur. «Pourquoi faire les grandes choses, les belles merveilles dans les grands pays qui sont dejà connus de tous, pourquoi ne pas amener toute la visibilité ici, ça va nous servir plus tard», a expliqué hier Graphy Junior Jules, producteur du film et acteur en même temps.
L’autre aspect qui les a poussés à projeter ce long métrage à Dakar, c’est la collaboration avec le ministère de la Culture, celui des Forces armées et le monde de la cinématographie. «C’est pour leur montrer comment ça a été important, comment on a apprécié l’accueil qu’on nous a réservé et comment la collaboration des Peuples noirs peut aboutir à de grandes choses», appuie-t-il.
Je m’en souviens a été tourné dans plusieurs pays comme le Canada, les Etats-Unis, le Sénégal, le Mexique etc. Ce, dans le seul objectif de collaborer et de montrer aux gens de l’extérieur la beauté de l’Afrique et celle des cultures des différents pays qui la composent. «C’est à nous de montrer ce qui est bien, nos valeurs, pour vendre notre culture», a assuré Graphy Junior Jules. L’histoire de l’île de Gorée et surtout l’importance de la porte du voyage sans retour ont surtout attiré ces acteurs haïtiens. «On s’était focalisé autour de l’île de Gorée pour en connaître un peu plus sur notre passé, nos ancêtres», a affirmé Marie Taisha De Latour, actrice dans le film.
A peu près environ 3 millions de dollars ont été dépensés pour réaliser ce film. Il regroupe différents acteurs dont 8 Sénégalais. Ledit film est, en partie, un reflet de la réalité haïtienne impliquant la trahison, la confusion, le mensonge, la détermination, l’injustice et le traumatisme. «Il raconte l’histoire d’une Haïtienne vivant au Canada dès l’âge de six ans et qui décide de revenir sur sa terre natale. Elle y butera sur une vérité à laquelle elle ne s’attendait pas et qui la rendra ainsi malheureuse», nous apprend-on. On y raconte aussi que des souvenirs ; d’où l’intérêt du titre Je m’en souviens.
S’agissant du casting, Momo de la série sénégalaise Pod et Marichou, un des acteurs, a été mis en rapport avec le producteur pour choisir les profils dont ils avaient besoin. «Ils pouvaient venir au Sénégal tourner leur film et puis rentrer, mais ils se sont dit ce serait ingrat de leur part. C’est pourquoi nous avons collaboré», a magnifié Momo.
«Que ce soit le cinéma haïtien ou sénégalais, je crois qu’il y a des efforts à faire. On a tendance à un peu trop mettre en évidence nos talents et je pense qu’il faut passer à des sujets beaucoup plus universels.» Telle est l’opinion de Philippe St-Louis, acteur haïtiens. Lequel a été invité à donner son avis sur le cinéma sénégalais. A l’en croire, il y a techniquement «des faiblesses énormes en termes de contenu, de scénario et du travail à faire».
mfkebe@lequotidien.sn

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