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Le ministre ivoirien de la Culture et de la francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, milite pour une harmonisation des textes réglementaires des pays de l’Uemoa relatifs au cinéma. Il l’a déclaré hier à Abidjan à l’attention directeurs de la Cinématographie des pays mem­bres de l’Uemoa, lors de la cérémonie d’ouverture de la 17e édition du festival de cinéma Clap Ivoire.

La cérémonie d’ouverture de la 17ème édition du festival de cinéma a servi de cadre au ministre ivoirien de la Culture et de la francophonie pour faire son plaidoyer pour l’harmonisation des textes réglementaires des pays de l’Uemoa relatifs au cinéma. Maurice Kouakou Bandaman, après avoir souhaité la bienvenue aux participants au Clap Ivoire 2017, a exhorté hier à Abidjan, les directeurs de la Ciné­matographie de l’espace Uemoa présents à mener une réflexion enrichissante lors de leurs tables rondes dans le sens d’arriver à une harmonisation des textes réglementaires dans l’espace Uemoa. «Le cinéma est un moyen de rassemblement et de promotion de notre continent, un facteur d’intégration. Et la place de l’industrie du cinéma dans le développement économique de nos Etats n’est plus à démontrer. Mais pour donner plus de dynamisme à ce secteur, il convient de se rendre à l’évidence. Si chaque Etat de l’Uemoa peut s’enorgueillir d’avoir une politique culturelle, au niveau règlementaire force est de reconnaître qu’il y a des disparités», constate le ministre. Qui dans son discours a aussi souligné l’importance du Clap Ivoire comme cadre de réflexion, d’échanges et de partage pour les jeunes réalisateurs. «Le Clap Ivoire est au-delà de la compétition, un cadre d’apprentissage et d’enrichissement. Saisissez-donc cette occasion pour amélio­rer vos productions !», a exhorté Maurice Kouakou Banda­man, à la suite du directeur de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire (Onac-Ci), Fran­çois Yao. Ce dernier qui, dans son allocution, a présenté les points forts du programme du Clap Ivoire 2017, a insisté sur la nécessité d’une harmonisation. «Il nous faut nous entendre sur les règles qui régissent notre cinéma», a-t-il dit. Attirant en outre l’attention des cinéastes sur l’adéquation entre leurs productions cinématographi­ques et le goût des cinéphiles.

16 millions en jeu
Par ailleurs, Clap Ivoire enregistre la présence de gros partenaires comme l’Uemoa et la chaîne cryptée française Canal+, qui ont respectivement soutenu les organisateurs de ce festival de cinéma à hauteur de 11 millions et 5 millions de francs Cfa. Cet argent va servir à récompenser les meilleurs films de ce festival. 5 millions pour le grand prix, 3 millions pour chacun des prix fiction et documentaire.

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