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Dans quelques jours, Ouagadougou sera le rendez-vous des cinémas du continent et de la diaspora. Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui célèbre cette année son cinquantenaire, revêt un cachet particulier. Mais voilà, ces dernières années, le Burkina Faso a subi plusieurs fois des attaques meurtrières des mouvements djihadistes qui infestent la région du Sahel. Ces attentats qui ont souvent ciblé des lieux fréquentés par des étrangers se sont soldés par des dizaines de victimes. Mais le ministre burkinabè de la Culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango, rassure. Interrogé par Radio France internationale (Rfi), il dit que son pays a pris toutes les mesures pour assurer la sécurité des festivaliers. «Nous savons que c’est une grosse préoccupation de nos amis, mais le gouvernement du Burkina Faso a pris toutes les mesures pour assurer la sécurité des festivaliers qui viendront en sécurité et repartiront en sécurité», explique le ministre. Selon M. Sango, le Burkina Faso a acquis l’expérience nécessaire à l’organisation de ce type de rencontres. «Jamais un seul événement, même ces dix dernières années, n’a suscité de problèmes d’insécurité. Au Burkina, nous avons développé une expertise dans la réalisation de la sécurité autour de ce type d’événements. Donc nous ne sommes pas inquiets et nous voulons rassurer nos amis qu’ils peuvent venir au Burkina Faso célébrer la fête du cinéma africain et repartir en toute sécurité», précise le ministre. Il ajoute que son pays compte profiter de ce rendez-vous pour lancer un message au monde. «Ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas un problème de chaque Nation. C’est la civilisation qu’on a tenté de construire après les deux premières guerres mondiales qui est en train d’être progressivement mise en cause. Et le cinéma doit nous aider à déconstruire le discours de ces prophètes de malheur», souligne M. Sango.

mamewoury@lequotidien.sn

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