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Une campagne de collecte et de remise volontaire d’armes légères a été démarrée dans la Cité du Rail par la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-Alpc), en partenariat avec le Programme mondial sur les armes à feu de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc).

La Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-Alpc) déroule sa campagne de collecte et de remise volontaire d’armes légères dans la Cité du Rail. Une campagne à travers laquelle la Com Nat-Alpc, structure interinstitutionnelle et qui regroupe l’ensemble des ministères techniques impliqués dans le management des questions sécuritaires ainsi que la société civile, veut sonner l’alerte sur les dangers liés à la circulation des armes légères. «Thiès est une ville-carrefour. Et ces deux ans, nous avons constaté des cas de violence urbaine dues à des vols armés et consorts. Donc, il y a des menaces par rapport à la prolifération et aussi à la circulation des armes. C’est pourquoi nous avons choisi cette ville pour démarrer la campagne de sensibilisation à travers un panel», explique Youssou Badji du Réseau sénégalais d’action sur les armes légères (Resaal) qui poursuit : «Nous avons organisé la rencontre pour donner l’information aux autorités administratives, mais également aux forces de défense et de sécurité et à la société civile de manière générale, afin qu’ils puissent être nos relais», dira le coordonnateur de la campagne, M. Badji, qui explique qu’au-delà du volet sensibilisation, cela sera aussi l’occasion de marquer et de détruire les armes légères : «Il y a déjà à la direction du Matériel toutes les armes par corps qui sont déposées pour être marquées. Il sera aussi identifié les armes obsolètes qui sont détenues dans les garnisons et greffes et autres qui vont être détruites dans le cadre de ce projet.» Le représentant du secrétaire permanent de la ComNat-Alpc, commandant Abdourahmane Diagne, signale que la prolifération et la circulation des armes légères sont devenues «inquiétantes» au Sénégal. C’est pourquoi «l’Etat a pris les devants pour prendre en charge cette dimension sécuritaire pour que ce qui se passe ailleurs n’arrive pas chez nous. C’est ce qui explique l’organisation de ce panel pour sensibiliser les populations». Il ajoute : «Nous privilégions la prévention. C’est de faire en sorte que le Sénégal échappe à ce problème de sécurité qui gangrène l’Afrique de l’Ouest, mais également le monde.» Il renseigne que «l’appropriation des armes au niveau mondial cause en moyenne 500 mille victimes par an encore que ce sont des chiffres en deçà de la réalité. Le Sénégal, soucieux de la préservation de cet environnement qu’il a bâti dans la convivialité, veut qu’il soit préservé parce que la question de la sécurité n’a pas de prix. Il n’y a pas de développement sans sécurité», dira le commandant Abdourahmane Diagne qui invite les populations à participer à ce combat.
nfniang@lequotidien.sn

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