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Pour la première fois depuis 1998, deux entraîneurs locaux vont s’affronter en finale d’une Can. Un message fort lancé aux dirigeants du foot africain.

17 ans que le Sénégal court après une place en finale. Depuis la Génération de 2002, les Lions de la Teranga n’avaient plus goûté à la joie d’une finale sur la scène continentale. Le chemin fut aussi long que laborieux parfois même parsemé d’embûches, mais Sadio Mané et ses coéquipiers ont réussi à ramener le football sénégalais au premier plan. Et pour avoir réussi à accrocher cette place en finale, ils sont en train d’écrire une des plus belles pages de l’histoire du football sénégalais.
En face, l’Algérie avance sûre de ses forces. Rigoureuse, appliquée et tout bonnement impressionnante, l’équipe de Djamel Belmadi est une des plus séduisantes du tournoi si ce n’est la plus séduisante. Victorieuse à la dernière seconde grâce à un coup franc magistral de Mahrez, elle a arraché sa place en finale pour un duel qui s’annonce d’ores et déjà épique.

Une première depuis 1998
Cette finale sera également l’occasion de retrouver deux sélectionneurs nationaux, une première depuis 1998 (une finale qui opposait Jomo Sono de l’Afrique du Sud et El Gohary de l’Egypte). Une finale Algérie-Sénégal, c’est aussi un duel Belmadi-Cissé. Deux personnalités charismatiques qui sont parvenues à promouvoir «l’expertise locale».
Nés à un jour d’intervalle, ils ont grandi ensemble à Paris et évolué sous les mêmes couleurs (Paris Saint-Germain). «Je pense que ma présence et celle de Cissé en finale est un grand message à nos responsables du football en Afrique. On vient du même endroit en France, on a joué ensemble, la seule différence c’est que ça fait 4 ans qu’il est coach du Sénégal», a d’ailleurs déclaré le technicien algérien au sortir de la victoire face aux Super Eagles.
Il faut dire que cette année, on a assisté à une montée en puissance des sélectionneurs locaux. A titre d’exemple, ils étaient 11 à la Can 2019 (c’est plus que les autres éditions de la Can). Au-delà de ces retrouvailles, les deux hommes ont brillamment réussi à mener un travail de fond -à saluer- mais aussi à gérer de fortes individualités.

L’époque des «sorciers blancs» est révolue
Cet affrontement dénote d’un message particulier : les enfants du continent peuvent le faire. Aliou Cissé et Belmadi incarnent parfaitement cette ambition. Quelle que soit l’issue de cette finale, un expert «local» aura l’occasion de soulever le titre et ça, c’est déjà une immense victoire. L’époque des «sorciers blancs» est révolue.

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