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Les travailleurs de la justice ont observé hier un arrêt du travail entre 9 heures à 13 heures sur toute l’étendue du territoire national. Ils protestaient contre la citation d’un administrateur des greffes devant le Tribunal de grande instance (Tgi) de Thiès, statuant en matière correctionnelle. A leurs yeux, il s’agit d’une violation de l’article 663 bis du  Code de procédure pénale qui dit que «les greffiers, greffiers en chef et administrateurs des greffes ne pourront être justiciables que de la première Chambre correctionnelle ou de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel du ressort de leurs lieux de travail». Cet arrêt de travail de 4h, qui a bloqué un peu la marche de certaines juridictions qui ont requis le service de gendarmes comme greffiers ad-hoc, est un message envoyé aux autorités pour «le respect du droit au privilège de juridiction que la loi a accordé aux greffiers, greffiers en chef et administrateurs des greffes lorsqu’ils seraient poursuivis pour des délits ou crimes qu’ils auraient commis dans l’exercice de leurs fonctions». Dans son communiqué, le Sytjust «exige du gouvernement et plus particulièrement du ministre de la Justice la garantie du respect et de la préservation des droits des travailleurs de la justice».

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