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Moins d’un mois après son retour à l’entraînement, la Côte d’Ivoire est informée que Gervinho réintègre la sélection nationale, après 37 semaines d’indisponibilité… sans aucune compétition.

Aucune communication officielle autour. Mais Gervinho est bel et bien avec la sélection ivoirienne en préparation d’une double confrontation en ce début de juin. Surprenant pour plus d’un. Sentiment pas étonnant. Gervinho sort de tous les canons. Absent de la liste des 27, il y apparaît comme par extraordinaire, sans aucun passé récent attrayant.
Il faut remonter 9 mois en arrière pour toucher à l’actualité du joueur. Fin octobre 2016, l’attaquant ivoirien s’écroule à l’entraînement avec le Hebei China. Le diagnostic est clair. Rupture des ligaments croisés du genou, indisponibilité de 6 mois. Conséquence, il est forfait pour la Can 2017 qui ne restera pas dans les mémoires ivoiriennes.
Absent des terrains et abonnés aux séances de rééducation, Gervinho (30 ans) reprend le chemin des entraînements en mai 2017. Et sans aucun match dans les jambes, sa première rencontre Marc Wilmots, le nouveau sélectionneur de l’Equipe de Côte d’Ivoire, et une convocation qui pourrait, selon des proches du joueur, se transformer en sélection. Les 77e et 78e de sa carrière.
Moins d’un mois après son retour à la course et sans aucune compétition dans les jambes, Gervinho a gagné le droit de réintégrer les Eléphants, là où, avec un peu plus sous la semelle, certains s’étaient vu fermer les portes. Et ce, avec la bienveillante caution de Marc Wilmots, celui que la rigueur et la rationalité semblaient caractériser, lors de sa première prise de parole officielle en tant que technicien en chef des Eléphants.
Pour l’instant, le choix du retour précipité de Gervinho en sélection semble satisfaisant à l’entraînement. «Il n’est pas là que pour le parfum de la sélection. Il participe à tous les exercices et je puis vous dire qu’il réalise des choses extraordinaires», a confié un membre du staff de la sélection ivoirienne présent à Rotterdam.
Au-delà du choix qui semble plus psychologique que sportif et de la certitude que le brassard aura preneur, la production en compétition, longtemps après sa longue indisponibilité, demeure une énigme pour les observateurs. Même si, malgré tout, ils restent convaincus des qualités dont le «Jaguar» a fait montre à chaque passage en Orange. Il ne reste plus qu’à attendre pour juger du niveau réel du «ressuscité» qui ne saute pas aux yeux.
Sport-ivoire

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