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Bien que dominé sur l’ensemble de la partie, le Real Madrid a arraché le nul (1-1) sur la pelouse du Fc Barce­lone ce samedi, grâce à Sergio Ramos, et con­serve six points d’avance sur les Catalans.

Il fallait donc peut-être ce parfum de soufre, forcément capiteux, d’un Clasico (1-1) pour que le Barça se réveille de sa torpeur. Cela, associé à la perspective peu enthousiasmante d’accuser neuf points de retard sur le rival de toujours, l’addition était trop élevée pour que les hommes de Luis Enrique se laissent couler. Maintenant, ce Barça-là, même en petite forme, aurait dû se rappeler que mener 1-0 face à un Real Madrid invaincu, cela ne suffit pas. Surtout quand on gâche deux occasions franches de se mettre à l’abri.
Réveillé oui, certes, mais assommé en fin de seconde période par des Merengues qui ont eu le mérite d’y croire jusqu’au bout, le Fc Barcelone man­que donc une belle occasion de refaire son retard sur le leader (toujours six points d’écart au classement). Il ne devrait pas en voir beaucoup d’autres se présenter durant les prochains mois.
Dans ce Clasico, chaque équipe a eu sa période, et le club blaugrana a laissé l’honneur de briller en premier à son adversaire. Dans les quarante-cinq premières minutes très poussives durant lesquelles la créativité et les attaquants ont rivalisé de transparence. Cristiano Ronaldo n’en manquait pas, lui, et butait sur Ter Stegen à deux reprises (37e, 38e), comme Raphaël Varane sur corner (45e). L’ascendant était clairement madrilène, même si Karim Benzema ne se signalait guère.
Au retour de la pause, on a vite compris, vu la première offensive menée par Messi et consorts, que Luis Enrique avait sonné l’alarme dans le vestiaire. Sur un coup-franc concédé par Raphaël Varane, ses hommes ont montré qu’ils avaient entendu le message via une tête de Luis Suarez. Ils ne l’ont pas compris à 100%, le message, car ils ont ensuite échoué à deux reprises à confirmer leur ascendant (la frappe de Neymar au-dessus à la 68e, Leo Messi bien servi par Andres Iniesta qui croisait trop sa frappe à la 82e). Deux actions dans le jeu. C’est donc sur un coup-franc, comme sur celui qui leur avait donné le goût de la victoire finale, que les Barcelonais ont failli. Sergio Ramos, plus prompt que Javier Mascherano (90e), a rétabli l’équilibre au tableau d’affichage à quelques secondes du coup de sifflet final. L’équilibre et le statu quo au classement. Ce que le leader était sans doute venu chercher.

C’est dit… C’est dit… C’est dit…

Luis Enrique, coach Barça : «Le Real n’a pas existé»
«Je suis contrarié par ce que j’ai vu sur le terrain en seconde période. Sur la première mi-temps, les deux équipes étaient à égalité, mais la deuxième était pour nous. Nous avons eu la chance d’enfoncer le clou, mais nous ne l’avons pas fait. Nous devons avoir un meilleur rendement à domicile et continuer à nous améliorer. Il ne faut pas parler de justice ou d’injustice. Le Real n’a pas existé. J’avais donné la consigne de ne pas faire de faute, mais sur la dernière action on a craqué».

Zinedine Zidane, coach Real : «Nous y avons cru jusqu’à la fin»
«Je suis content du point et du match que nous avons fait, avec le cœur, nous avons tout donné. Nous avons joué contre une bonne équipe et le point est le plus important. Ce qui est remarquable est le cœur de cette équipe, ce que nous avons ensemble, nous y avons cru jusqu’à la fin. Ce match nul est important. Ce résultat est ce qu’il est. Nous y avons cru jusqu’à la fin. Ça n’a pas été facile».
Lequipe.fr

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