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A l’issue des matchs de groupe, la Confédération africaine de football (Caf) a cru devoir publier une liste des meilleurs joueurs méritant de figurer dans une équipe type africain. Du n’importe quoi, est-on tenté de crier !
Un classement ne peut être plus farfelu, plus complaisant et plus nul que celui qui ignore et écarte le meilleur défenseur central du monde, en l’occurrence Kalidou Koulibaly (Franz Beckenbauer dixit). On ne peut accorder 4 représentants à une Egypte qui n’a rencontré et battu que des équipes faibles et devant son propre public, en présence de tous ses gouvernants. Mais pas étonnant. C’est comme si cette Caf-là tente, déjà, de programmer la victoire finale pour son hôte, l’Egypte, qui l’a hébergée.
Excepté Salah, aucun joueur égyptien ne mérite, objectivement, de figurer dans un classement des onze meilleurs joueurs du continent avec ou sans la Can. Et si Salah figure dans ce classement-Can, il est manifeste qu’il le doit à son renom et à son passé liverpoolien et nullement à ce qu’il aurait démontré lors des trois matchs de groupe de cette Can où, en dehors de ses deux buts, il n’a rien démontré qui puisse lui valoir un tel honneur si tant est que ce sont les matchs de groupe de la Can 2019 que la Caf a pris comme prétexte et comme base d’évaluation et d’appréciation de «ses joueurs» ? Et si la Caf osait éliminer Sadio Mané dans son classement sans déclencher une noria universelle de protestations, elle l’aurait certes fait !
La légèreté et la complaisance, voire la mauvaise foi de la Caf, sont, ici encore manifestes. On cherche à plaire au pays-hôte au détriment des intérêts supérieurs du football continental en perpétuelle régression par rapport aux autres, suite aux mandats calamiteux d’un certain Hayatou qui a laissé en héritage ces pratiques puériles. C’est dire que ce «classement» sorti du chapeau des Cons-fédéraux n’a point pour repère et pour référence ce qui se déroule, actuellement, et sous nos yeux, au Caire.
Tant que l’Egypte continuera à abriter la Caf, personne ne pourra être surpris de ces classements bidon qui sont à l’image de cette confédération dont la crédibilité est en chute libre avec une direction mise sous tutelle pour affaire de corruption et de concussion. Le pire est que la Caf a toujours semblé disposer de ses arbitrages-maisons qui exécutent pour elle les basses besognes et les forfaitures les plus iniques.
Et vraisemblablement, cette Caf réserve la mise en service de la Var à partir des quarts de finale pour se donner l’opportunité d’épargner d’une élimination précoce le pays-hôte et certains autres pays choisis puisqu’en l’absence de cette Var, les arbitres commandités se donnent libre cours pour fermer les yeux ou pour les ouvrir comme bon leur semble (tel ce penalty sur Sadio Mané refusé au Sénégal face à l’Algérie) ou cette autre faute de main du Kenyan que l’arbitre a été le seul sur cette planète à n’avoir pas vue lors du match Sénégal/Kenya. En d‘autres circonstances, ces erreurs volontaires d’arbitrage auraient pu éliminer la meilleure équipe africaine du moment (le Sénégal) par la seule volonté d’un juge partial qui peut décider de n’en faire qu’à sa tête. Et c‘est ainsi que nos «arbitres» envoient souvent les équipes africaines les plus minables en Coupe du monde pour nous faire humilier sans coup férir. Et voilà qu’un arbitre ghanéen convaincu de corruption et suspendu après coup (par la Fifa) a failli éliminer le Sénégal (alors au sommet du football continental) dans le but d’envoyer une petite équipe d’Afrique du Sud en Coupe du monde. Cette magouille qui se passe sous cape peut bien expliquer que tout sélectionneur qui conteste un arbitrage est frappé de «sanction à vie» comme si ces «juges», dont la propension à la tricherie et à la corruption a été plusieurs fois démontrée, sont des «dieux infaillibles».
Pour tout dire, les dirigeants du football africain doivent se battre pour déloger la Caf de l’Egypte et la transférer en Ethiopie, pays qui abrite l’Union africaine et où un président régulièrement et démocratiquement élu ne peut être destitué par le soldat le moins gradé de pays.
Il est facile de démontrer que l’Egypte ne gagne des coupes qu’avec la complicité des dirigeants de la Caf qui tremblent comme des feuilles mortes devant les autorités étatiques de ce pays promptes à soudoyer tant les dirigeants «cons»-fédéraux que les arbitres.
Si, dans les surfaces de réparation, les joueurs de ces pays corrupteurs d’Afrique du Nord pour leur penchant à recourir à des simulations de «fautes» c’est qu’ils sont, d’avance, assurés d’une probable complicité d’arbitres en service commandé, pressés de leur «octroyer» des penalties qui annihilent leurs défaites, démultiplient leurs chances de victoire et garantissent leur qualification régulière à toutes les Can.
L’Egypte ne remplit aucun critère sérieux lui permettant d’abriter le siège de la Caf ou d’une quelconque autre organisation internationale. Et il est temps de poser ce débat de fond et de trouver courageusement des réponses aux questions que l’on se pose aux quatre coins du continent sur la corruption des dirigeants et des arbitres et sur leur complicité avec certains pays organisateurs. La presse africaine libre est invitée à un tel débat.
Cheikh Tidiane Diop
Ndomor – Tivaouane

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