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C’est une nouvelle confirmation, s’il en fallait une, du réchauffement climatique. L’an­née 2016 a battu le record de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. C’est l’Organisation météorologique mondiale (Om­m)­ ­qui l’af­firme dans son rapport annuel sur les gaz à effet de serre paru ce lundi 30 octobre 2017.
Il y a toujours plus de CO2 dans l’atmosphère et 2016 a marqué un nouveau pic. En cause, les activités humaines très émettrices de ce gaz à effet de serre sur lesquelles s’est rajouté un phénomène naturel.
2016 a en effet connu un très fort épisode de El Niño. Un événement climatique qui survient tous les 5 ans environ, synonyme de hausse de température de l’océan Pacifique.
Résultat, aujourd’hui la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est plus de deux fois supérieure à celle d’avant la période industrielle au XVIIIe siècle et il faut remonter à 3 millions d’années en arrière pour retrouver de tels niveaux.
Le problème, c’est que même avec des mesures de limitation des émissions humaines, il faudra du temps, beaucoup de temps, avant que les niveaux de CO2 ne diminuent. Il s’agit en effet d’un gaz qui a une longue durée de vie, plusieurs siècles dans l’air, encore plus lorsqu’il est dissous dans les océans.
Mécaniquement, l’Organisation météorologique mondiale le pointe : à l’avenir, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes. Selon elle, on peut encore limiter la casse, ne manque que la volonté politique.
Rfi

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