PARTAGER
Le réalisateur Mamadou Dia.

La 16ème édition du Festival image et vie s’est refermée, ce samedi au Centre culturel espagnol l’Aula Cervantes avec 5 distinctions remises. Mamadou Dia (Prix de la meilleure fiction), Mor Talla Dionne (Prix du meilleur documentaire) et Moustapha Samb (Prix spécial image et vie) ont rehaussé les couleurs sénégalaises. L’Ethiopie a obtenu le prix du jury jeune et l’île Maurice celui de la meilleure interprétation.

La 16ème édition du Festival Image et vie a été clôturée ce samedi à l’Aula Cervantes. Le jury adulte a décerné deux prix au Sénégal : Ramatou de Mor Talla Dionne a remporté le prix du meilleur documentaire parmi les 4 films en compétition dans cette catégorie, et Samedi Cinéma de Mamadou Dia a reçu le prix du meilleur court métrage fiction, parmi 13 films. Fatima Ly Fall, présidente du jury adulte s’est expliqué sur le choix porté sur ces deux films. «Il y a beaucoup de pertinence et de sensibilité dans le choix et le traitement du sujet, par ailleurs d’une grande actualité avec Ramatou qui nous présente le marigot de Mbao comme une allégorie d’une société humaine à la dérive avec ses terribles conséquences sur l’environnement. L’é­chas­se boiteuse renvoie de façon métaphorique, à la vulnérabilité et à l’isolement des lanceurs d’alerte», a-t-elle confié. Ce film ra­conte en effet l’histoire de Ramatou, un oiseau, qui vit dans le marigot de Mbao. «Un petit coin de paradis pour les oiseaux sauvages, l’un des plus beaux endroits de la banlieue», décrivait-on jadis. Mais aujourd’hui les déchets et la multiplication des constructions ont dénaturé l’environnement naturel de cet oiseau qui menace de disparaitre. Pris dans ce décor, Ramatou boîte comme pour dénoncer le mal qui le guette et qui guette l’homme en même temps.
Samedi Cinéma raconte pour sa part l’amitié de deux jeunes qui, amoureux du cinéma, se donnent pour mission de récolter suffisamment de sous, afin de suivre la dernière projection de film le samedi. Pour Mme Fall le réalisateur de ce film qui évoque l’immigration, l’analphabétisme et d’autres phénomènes sociaux, «présente avec beaucoup d’à-propos l’environnement culturel pular et restitue les dynamiques sociales qui lui sont propres. Il dessine en toile de fond, toute la passion pour le cinéma du samedi, les sacrifices à consentir et les risques à prendre, qui témoignent vraiment de ce que c’est que de s’engager en cinéma». La présidente du jury adulte, prédit alors un bel avenir à son auteur Mamadou Dia : «nous allons avoir beaucoup de surprises», a-t-elle affirmé. Ce jury adulte a aussi récompensé les talents du jeune garçon Gaëtan, qui a remporté le prix de la meilleure interprétation pour son rôle principal dans le film Boutik de Damien Dittberner (Île Maurice). L’Ethiopien Hiwot A. Getaneh a quant à lui remporté, le prix du jury jeune pour son film New eyes
New eyes raconte l’histoire d’une jeune fille qui en pleine adolescence est témoin d’une expérience qui va éveiller sa sexualité. «L’idée du film est très bon, côté technique aussi le réali­sateur a bien travaillé, les images sont très belles à voir, le son aussi était ok. C’est ce qui nous a poussé à choisir ce film parmi les 3 autres en compétition», a confessé Aminata Ba­khoum présidente de ce jury. Pour récompenser les efforts et l’engagement pour le cinéma sénégalais de Moustapha Samb, Chargé de la programmation à l’Institut culturel français de Dakar, le festival Image et vie lui a remis un prix spécial.

aly@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here