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La clôture de la Foire internationale du livre et du matériel didactique a eu lieu ce mardi.Mme Rahmatou Seck Samb et le poète Amadou Lamine Sall ont reçu les honneurs de la corporation littéraire pour leur riche parcours et leurs écrits. C’était aussi le moment pour le ministère de la Culture et de la communication de tirer le bilan de la foire et de la politique que mène le ministère en faveur de l’édition et du livre.

La 17e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique, qui avait démarré depuis le 21 novembre, a pris fin ce mardi au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Amadou Lamine Sall, poète et nouvelliste, et Rahmatou Seck Samb, écrivaine, ont été honorés lors de cette cérémonie de clôture. De vifs témoignages ont été rendus à l’égard de ces deux personnalités. Rahmatou Seck Samb et Amadou Lamine Samb, ces deux plumes célébrées, sont considérés comme des personnalités généreuses qui ont joué un rôle considérable dans la littérature. «Je courais des prix partout dans le monde et voilà que mon pays m’honore. Il n’y a pas meilleur prix que celui-là. Je suis le plus comblé des hommes», a déclaré le poète Amadou Lamine Sall qui dit vouloir décerner ce prix «à sa mère, à tous les écrivains du Sénégal et à Alioune Badara Bèye». Rahmatou Seck Samb a aussi manifesté ses émotions. «J’en suis honorée. Mais je garde la tête froide parce qu’il y a dans ce pays de nombreux écrivains pétris de talents, avec une production foisonnante, et qui auraient dû aujourd’hui être à ma place.»
Le représentant du ministère de la Culture et de la communication, parlant de la promotion et de l’intérêt que le gouvernement accorde aux lettres, souligne que la promotion du livre ne se limite pas uniquement à la Fildak qui est une manifestation biennale. «Nous avons aussi le Salon national du livre dont la promotion s’est tenue l’année dernière à Saint-Louis. Outre cela, nous avons le Grand prix du président de la République pour les arts et surtout pour les lettres», souligne Birane Niang. Le secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication d’ajouter : «Lors de la dernière édition du grand prix éponyme, le président de la République a relevé le prix à 20 millions.» A cela s’ajoutent «les nombreuses foires et salons où on est convié régulièrement avec des éditeurs et écrivains». Cet aspect est à ses yeux le plus important, car «permettant non seulement de soutenir les auteurs et les auditeurs, mais également de faire la promotion de tous ceux qui sont distingués dans le livre et la lecture».

Un bilan «satisfaisant»
Ibrahima Lô, directeur du Livre et de la lecture, s’est prononcé sur le bilan de la 17e édition de la Fildak. Ce qui en fait un succès, c’est d’abord la participation des éditeurs sénégalais et étrangers originaires de 8 pays, y compris le Koweït, dit-il. «On peut réaffirmer le statut international de cet évènement», souligne-t-il. Autres points importants, selon M. Lô, ce sont les activités d’animation et de création qui se sont passées au sein de cette Fildak. «Quasiment toutes les maisons d’édition ont fait leur nouvelle édition. Et cela a permis aux auteurs d’interagir avec le public pour poser de bonne base de commercialisation de leurs créations.» Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, considère que «l’innovation de cette année, c’est la délocalisation du colloque à Thiès». Un choix qui a été fait par le comité scientifique d’aller vers les terroirs. Un colloque de deux jours a été organisé dans la Cité du Rail lors cette présente édition de la Fildak dont le recteur de l’Université de Thiès, le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, était la marraine. Le thème de la 17e édition était «Livre et citoyenneté» et la Guinée a été le pays invité d’honneur.

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