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Khalifa Sall saura maintenant s’il sera devant le Tribunal correctionnel ou s’il bénéficiera d’un non-lieu dans l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar. Le Doyen  des juges a clôturé son dossier lundi.

Le Doyen des juges a bouclé son instruction dans l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar. Mais en même temps, il a rejeté la demande de mise en liberté provisoire des avocats de Khalifa Sall. A l’état actuel du dossier, deux possibilités s’offrent au Tribunal. Soit le juge ordonne un non-lieu, soit il le renvoie devant le Tribunal correctionnel. Ses conseils et ses militants s’interrogent sur la rapidité et l’empressement dans la gestion de ce dossier. Et ça ne sentirait pas très bon pour le chargé de la Vie politique du Parti socialiste. Depuis le début de cette affaire, ses avocats ont dénoncé une justice expéditive. Et l’un d’eux se confie à Jeuneafrique.com en ces termes : «A lui seul, le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) à l’origine des poursuites fait pas moins de 700 pages.» Tout l’enjeu autour de la clôture de ce dossier est de savoir si M. Sall participera aux élections législatives et/ou présidentielle. Parce qu’en cas de condamnation, il pourrait être privé de ses droits civiques.
Khalifa Sall et cinq de ses collaborateurs ont été placés sous mandat de dépôt le 7 mars dernier. Ils sont poursuivis pour détournement de deniers publics sur la somme de 1,8 milliard de F Cfa, escroquerie portant sur des deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Depuis le déclenchement de cette affaire, Khalifa Sall a clamé son «innocence» et parle de «fonds politiques» et non de «caisse d’avance».
Le Conseil municipal de la ville de Dakar avait adopté, vendredi dernier, une motion de soutien à son maire et ses coinculpés. Dans le document, il est dit ceci : «Nous, élus membres du Conseil municipal de la ville de Dakar, affirmons solennellement avoir autorisé en parfaite connaissance de cause, en toute responsabilité et  sans contrainte, le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, à  exécuter les dépenses diverses figurant au service 313, compte 6490 telles que retracées par les différents comptes administratifs y relatifs et en conséquence, affirmons notre responsabilité pleine et entière dans cette affaire.» Et d’ajouter : «Nous affirmons que ces dépenses ont toujours été exécutées sans jamais être remises en cause ni par les autorités du ministère chargé des Finances (percepteurs, trésorier général, contrôleurs financiers, ministre des Finances) ni par les magistrats de la Cour des comptes chargés de valider les comptes de la ville de Dakar et de délivrer quitus de la gestion.»
msakine@lequotidien.sn

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