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Le 3e Forum Investir en Afrique s’est achevé hier sur une note très satisfaisante avec l’engagement de la Chine à soutenir l’Afrique.

Le 3e Forum Investir en Afrique s’est achevé hier sur une note très satisfaisante et optimiste. «Nous sommes prêts à apporter toute notre aide à l’Afrique», a indiqué le vice-ministre chinois des finances, M. Yaobin Shi. Au terme de deux jours d’échanges et de réflexion autour de la coopération entre la Chine et l’Afrique, le ministre de l’Economie, des finances et du plan du Sénégal a également affiché sa satisfaction. Selon Amadou Ba, «les débats ont mis en exergue les potentialités de l’Afrique en matière d’investissement dans des domaines porteurs de croissance et de création d’emplois».
Les secteurs de l’agriculture, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, l’éducation et la gouvernance ont été passés au tamis de l’innovation. «L’innovation a été au cœur des débats du fait de son rôle essentiel dans l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de nos économies», a souligné Amadou Ba qui estime que réussir ce pari passe par une formation professionnelle adaptée, qui permette aux Africains de conduire l’innovation au lieu d’en être seulement des consommateurs.
Selon le ministre, les principaux défis dans le domaine de l’agriculture sont liés au foncier, à l’adaptation aux changements climatiques et à l’innovation technologique pour améliorer la productivité à travers l’intégration de l’Afrique dans les chaines de valeur mondiales. «Pour ce qui concerne l’énergie, la gouvernance du secteur, les reformes des modèles de compagnies d’électricité et la diversification des sources d’énergie et l’importance de la réalisation d’infrastructures énergétiques régionales ont été entre autres les propositions des panelistes», explique le ministre. Le développement des compétences pratiques dans le domaine de l’éducation, la promotion de l’utilisation du numérique dans l’enseignement fondamental primaire et moyen, le développement du mobile banking, telles sont les propositions qui ont été faites au cours des différents panels pour permettre à l’Afrique de réaliser le saut technologique qui lui permettrait de rattraper son retard.
Selon le vice-ministre chinois des finances, M. Yaobin Shi, la Chine et l’Afrique font face aux mêmes défis et il convient que les deux puissent travailler main dans la main pour améliorer les conditions de vie des populations. La Chine, qui est un des plus grands investisseurs en Afrique, a manifesté sa volonté de travailler à la transformation du continent. Pour cela, le directeur de la Banque mondiale, M. Shaolin Yang, prône une coopération tripartite et un partenariat sud-sud entre l’Afrique, la Banque mondiale et la Chine. Quitte à mettre en place un mécanisme pour améliorer les progrès déjà enregistrés, souligne le directeur de la Banque chinoise de développement. Plusieurs accords ont aussi été signés durant ce forum. Des accords liant Africains et Chinois d’une part et les institutions comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque chinoise de développement d’autre part. Ces accords concernent en particulier les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie, du développement des Petites et moyennes entreprises (Pme). Pour sa prochaine édition, le Forum Investir en Afrique retourne en Chine, dans la province de Yunan.
mamewoury@lequotidien.sn

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