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L’Agence nationale de la couverture maladie universelle (Acmu) est à 50% de taux de couverture sur  l’objectif fixé par le chef de l’Etat de couvrir 75% de la population en 2021. Selon le Direc­teur général de l’Acmu, qui présidait un atelier hier à la Somone sur le déploiement du Système d’information de gestion intégrée de la Couverture maladie universelle (Sigicmu), cet objectif sera atteint. Au cours de cet atelier, il a promis de déployer le Sigicmu dans 1800 points de prestation d’ici deux ans, ce nombre devra être porté après à 3500.

L’Agence nationale de la couverture maladie universelle (Acmu) veut construire un système national et universel de couverture maladie fort. Pour y arriver, elle a convié hier tous les acteurs impliqués dans le  développement du programme pour valider le cadre de déploiement du Système d’information de gestion intégrée à la Couverture maladie universelle (Sigicmu) dans les points de prestation de santé du Sénégal.
Selon le Directeur général de l’Acmu, Dr Bocar Mamadou Daff, qui présidait l’ouverture de cet atelier de trois jours, la Cmu ne pourrait être viable et pérenne sans un bon dispositif d’identification des bénéficiaires et sans un processus de facturation fiable, rapide et transparent. A l’en croire, c’est sur  une instruction pressante du président de la République qui a demandé au ministre de la Santé et de l’action sociale de mettre en place un système d’identification et de facturation dématérialisé, permettant le suivi en temps réel des prestations. Ainsi, le Directeur général de la Cmu a rappelé que cet atelier va permettre à la Cmu d’aller vers la dernière étape qui consiste à échanger sur les modalités de déploiement du Sigicmu dans les structures de santé. «A moyen terme, celui-ci devra être déployé dans 1800 points de prestation et d’ici deux ans, ce nombre devra être porté à 3500. Le succès de l’opération nécessite une coopération de tous les instants entre les acteurs de l’Offre de soins et ceux de la Demande de soins, que nous sommes tous ici», s’est réjoui le Dr Daff.
Pour arriver à ces résultats, il a invité les autorités de la couverture universelle, à multiplier les occasions de rencontre. «Quand je parle de couverture universelle, je ne pense pas à la Couverture maladie mais plutôt à la couverture sanitaire. Comme vous le savez, il y a deux aspects dans la couverture sanitaire universelle : d’une part, une offre de qualité et disponible sur tout le territoire ; d’autre part, une demande rendue solvable par des mécanismes assuranciels ou d’assistance. L’un ne va pas sans l’autre. Et c’est ensemble que l’objectif fixé par le chef de l’Etat de couvrir 75% de la population en 2021 sera atteint. Aujourd’hui, nous sommes à un peu moins de 50%. C’est donc 4 millions de Sénégalais en plus que le président de la République nous a demandé de couvrir en une année. Et il doit s’agir d’une couverture effective. Ces personnes doivent disposer d’un mécanisme de prise en charge financière mais cela ne peut avoir de sens que si la prestation est disponible et qu’elle leur est effectivement servie», a relaté Mamadou Bocar Daff.
Pour l’atteinte de ces objectifs, le Directeur général de l’Acmu a précisé que l’ambition fixée par le président de la République est donc un objectif commun. Il est autant celui du ministère du Développement communautaire que celui du ministère de la Santé. «Il nous faut l’atteindre à tout prix, sans toutefois qu’aucune des parties ne soit lésée. Les structures de santé doivent être remboursées à temps aussi bien par l’Agence de la Cmu en ce qui concerne l’Assistance médicale que par les organisations mutualistes pour ce qui est relatif à l’Assurance maladie. Les postes de santé, les centres de santé, les hôpitaux, les structures privées, les pharmacies, tous doivent pouvoir recouvrer leurs créances dans des délais raisonnables, sans tracasseries. Je voudrais simplement attirer votre attention sur un point : si comme l’Etat du Sénégal le souhaite, toutes les personnes qui ne relèvent pas des Ipm ou de l’Imputation budgétaire, obtiennent une couverture par l’Agence ou ses partenaires mutualistes, on arrivera à un moment où, à peu près 65% des recettes des prestataires dépendront de la Cmu. Si les paiements ne sont pas faits à temps, il n’y aura très rapidement plus de Csu car le volet Offre ne tiendra plus», a averti M. Daff.
Le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie universelle a profité également de l’occasion pour vanter les mérites du Système d’information de gestion intégrée de la Couverture maladie universelle. D’après lui, ce dispositif va permettre de réduire les délais administratifs de traitement et de vérification des factures. «Il créera les conditions d’une plus grande confiance dans ce que nous faisons et garantira au ministère des Finances, aux populations, aux partenaires extérieurs que tout franc dépensé dans la Cmu, a été bien dépensé. C’est à cette seule condition -et le président de la République l’a rappelé lors de la cérémonie de partage de la stratégie de financement de la santé- que toutes les ressources nécessaires à la Cmu pourront être rendues disponibles. C’est là un des enjeux de notre mission, à nous tous, acteurs de la Csu. Que l’on soit du côté de l’offre ou de la demande, personne n’a le choix du résultat à atteindre. Le Président nous l’a déjà fixé. Nous pouvons, toutefois, ensemble déterminer les moyens d’y arriver», a conclu Mamadou Bocar Daff.

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