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Le combat entre  Balla Bèye 2 et Rocky Balboa n’aura pas lieu. Le chef de file de l’écurie Haal Pulaar, frappé par la limite d’âge, ne pouvant bénéficier d’une dérogation. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le président du Cng, le Dr Alioune Sarr, qui dit qu’il ne faut surtout compter sur lui pour fouler au pied le règlement de la lutte avec frappe.

Le lutteur Balla Bèye 2 dit Baboye ne disputera pas son combat contre Rocky Balboa au Mali. C’est du moins ce qui transpire des propos du président du Cng de lutte, le Dr Alioune Sarr, qui souligne qu’il n’ira pas à l’encontre des dispositions réglementaires de la lutte pour décerner une dérogation à Balla Bèye 2 frappé par la limite d’âge.
«Si je fais une dérogation, je le ferais pour les autres. Et cela supprimerait la limite d’âge», a tenu à préciser hier  le patron de la lutte sénégalaise, en marge de la cérémonie d’installation par le ministre des Sports de six fédérations et du Cng de lutte dans leur nouvelle mission. «Le règlement est clair : on est lutteur de 18 à 45 ans», a ajouté le patron de l’instance en charge de la lutte au Sénégal.

«Si le promoteur nous présente une liste de lutteurs en activité… »
Cependant le président Alioune Sarr dit attendre d’être saisi par le promoteur Mansour Aw pour entamer les démarches avec la Fédération malienne de lutte. «Si le promoteur nous présente une liste de lutteurs en activité, nous prendrons langue avec la Fédération malienne de lutte. Si des lutteurs sénégalais disposent d’une licence en cours de validité, ils peuvent se produire dans un autre pays comme le Mali, mais il leur faudra obligatoirement l’autorisation du Cng», précise Alioune Sarr.
Sur les dispositions prises pour mener à bien la nouvelle saison de lutte, le président du Cng de soutenir que des mesures draconiennes seront prises à l’encontre des promoteurs qui exigent des jeunes lutteurs de vendre un bloc de tickets pour une compensation financière.  Ces promoteurs, qui enfreignent cette disposition, se verront retirer leur licence si l’on se fie au Dr Sarr. «Si un lutteur est soumis à cette pratique, qu’il vienne dénoncer le promoteur. Et nous allons lui retirer sa licence», menace-t-il.

Le Cng de lutte reconduit pour deux ans
Reconduit à la tête du Cng par le ministre des Sports pour un mandat de deux ans, le président Sarr indique que des mesures sont prises pour désencombrer l’enceinte. Ceux qui seront autorisés à y accéder seront identifiés à travers des badges au moment où les accompagnants des lutteurs le seront sur la base de leur photocopie de carte d’identité. Les promoteurs sont obligés à 72 heures de leur combat, selon M. Sarr, de déposer le chronogramme de leur manifestation pour une maîtrise parfaite de l’organisation de leur journée.
Quid de la violence ? Le Dr Alioune Sarr invite les écuries et écoles de lutte à sensibiliser leur camp pour que la violence aussi bien verbale que physique soit extirpée de la lutte.  Avec les images d’une vidéo en appui, les membres du Cng ont tenté de convaincre de la nécessité de combattre ce fléau. «Certains utilisent les gravats du stade pour en faire des projectiles. Vous imaginez le drame que cela peut faire», a-t-il souligné.
Sur le différend qui oppose sa structure à celle regroupant les lutteurs en activité, le président du Cng dit qu’il ne sera l’interlocuteur  d’une association des lutteurs en activité dont «le président n’a pas de licence en cours de validité».
ambodji@lequotidien.sn

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