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La Coalition des confédérations syndicales des travailleuses et travailleurs du Sénégal qui regroupe la Cnts de Mody Guiro, la Cnts/Fc de Cheikh Diop, l’Unsas de Mademba Sock, la Csa de Elimane Diouf et l’Udts de Abdoul Aziz Sy ont défilé hier à la Place de l’Indépendance, à l’occasion de la célébration de la Fête du travail.

C’est une marée humaine qui a pris part au traditionnel défilé du 1er mai, hier. Partie de la station Shell de l’avenue Lamine Guèye pour la Place de l’Indépendance, en passant par le rond-point Sangada et le boulevard de la République, la foule était à perte de vue. En tête de peloton, les leaders syndicaux de la Coalition des confédérations syndicales des travailleuses et travailleurs du Sénégal et le ministre du Travail.
Vêtu de boubou blanc, signe de paix, le ministre Mansour Sy a marché côte à côté avec Mody Guiro, Cheikh Diop, Mademba Sock, Elimane Diouf et Abdoul Aziz Sy. Ils sont respectivement les secrétaires généraux de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Forces du changement (Cnts/Fc), de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas),  de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa), de l’Union démocratique des travailleurs du Sénégal (Udts).
Une véritable ambiance festive a accompagné le cortège. Les battements de tam-tam, le son des sifflets, la musique, les pas de danse, le klaxon des motos et voitures, rien de tout cela n’a manqué au rendez-vous. Les uniformes portés par les fêtards avec des drapelets en main montrent également que les travailleurs tiennent vraiment à leur fête. «Non, ce n’est pas la fête du ministre, c’est la fête des travailleurs. Ce n’est pas normal», lance Mademba Sock à la presse qui prenait Mansour Sy en interview au cours de la procession. Sans doute, il ne voulait pas de récupération de la journée qui leur est dédiée. En effet, les travailleurs des secteurs formel et informel étaient tous là. Les domestiques, à travers des pancartes, réclament «Une protection sociale comme les autres travailleurs». Les sinistrés du marché Sandaga, eux, veulent la réhabilitation de leur lieu de commerce.
Cheikh Diop, patron de la Cnts/Fc, parle des doléances. Il dit : «Il s’agit aujourd’hui de résorber le passif social. C’est ce qui se passe dans le secteur de l’éducation, de la santé, des collectivités locales, de l’industriel (….) Il faut aussi que l’Etat accepte de mettre le régime indemnitaire de la fonction publique sur la table avec les syndicats et le discuter. Nous voulons un régime indemnitaire équitable et juste.» Même s’il reconnaît que l’Etat a fait des efforts pour les ex-travailleurs sur le passif social.
Son camarade Mody Guiro de la Cnts, pour sa part, reconnaît que le mouvement syndical a obtenu quelques acquis. Il déclare : «Je pense que nous avons enregistré quelques avancées. Cela, il faudra le dire, le reconnaître nécessairement sur les baisses qui ont été consenties par le gouvernement. La baisse du prix du gaz, de l’électricité, mais également de la fiscalité sur les salaires que nous avons enregistrés il y a de cela quelques années.»
Quant à leur ministre de tutelle, il a pris part à la fête «pour dire aux travailleurs que le gouvernement est toujours sensible et préoccupé par leurs revendications». «Le gouvernement est ouvert pour étudier avec les organisations syndicales et les organisations patronales les revendications», assure-t-il.

msakine@lequotidien.sn

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