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L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) veut procéder à l’assainissement et à la régulation des relations entre les Institutions de prévoyance maladie et les prestataires de services de santé. A terme, Icamo veut une convention nationale qui va désormais régir les relations de ces piliers fondamentaux dans le système de l’assurance maladie.

L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) met en œuvre un cadre de concertation entre les Institutions de prévoyance maladie (Ipm) et les prestataires de services de santé. Ce sera un cadre de dialogue et de concertation entre ces deux acteurs clés du système de l’assurance maladie. Ces concertations vont permettre à cette nouvelle institution sociale, aux Ipm et aux prestataires de soins, accompagnés des représentants des ministères de la Santé et de l’action sociale, du Travail, du Commerce et des Finances, d’assainir les relations entre les Ipm, s’occupant de la demande de soins au profit des travailleurs et des membres de leur famille, et les prestataires de soins se chargeant de l’offre de soins.
Il sera ensuite procédé à un diagnostic de cette relation centrale dans le mécanisme pour améliorer l’efficacité et l’efficience du système de l’assurance obligatoire car, comme le souligne Marie Rosalie Ngom, directrice de l’Icamo, «il y a de bonnes pratiques entre les Ipm et les prestataires». Mais, relève-t-elle, «il existe beaucoup de difficultés et de lacunes». Elle en veut pour preuve certaines pratiques de certains prestataires de soins qui demandent une caution aux Imp venant de naître. Or, note-elle, «une Ipm qui vient de naître compte juste sur des ressources financières issues des cotisations des travailleurs. En même temps, elle doit aussi agréer presque tous les prestataires de soins installés au niveau des régions et dans Dakar. C’est impossible», tonne la directrice de l’Icamo. Poursuivant son propos, elle affirme que «d’autres Ipm n’arrivent pas à régler les factures au niveau des prestataires de soins parce qu’il y a un délai de règlement des factures».
Ce sont là des lacunes qui, selon la directrice de l’Icamo, bloquent la bonne marche du système de l’assurance maladie obligatoire. Donc à travers ce cadre, les acteurs vont mettre ces difficultés sur la table pour trouver des solutions. Et la finalité, selon le président du Conseil d’administration de l’Icamo, c’est d’arriver à la signature d’une convention nationale qui va désormais régir les relations entre Imp et prestataires de soins. «Une fois que la convention est élaborée, elle sera soumise à l’approbation des ministères concernés», renseigne Marie Rosalie Ngom.
L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire est une institution faitière des Ipm dont le rôle est de réaliser une gestion commune de missions et de service au profit des institutions de prévoyance maladie. Elle vient en aide aux Imp en difficultés financières. Pour les aider à faire face à leurs dépenses, l’Icamo a initié un fonds de garantie et de solidarité des Imp. 70% des cotisations de chaque Ipm sont versés dans un fonds de garantie et de solidarité. Et c’est ce fonds qui est appelé à intervenir pour venir en appui aux difficultés temporaires de trésorerie.
ndieng@lequotidien.sn

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