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Une trentaine d’agents municipaux formés à la collecte électronique des données sur le foncier bâti ont reçus officiellement du maire Daouda Niang leur smartphone de travail. «Toutes les données portant sur le patrimoine bâti présent au niveau des trois communes seront localisées. Cela veut dire que chaque information sera rattachée à une photo, que cela soit une baraque ou une maison à étage, vous parvenez à avoir les statuts. Ce qui constitue une information clé qui peut permettre d’orienter les recettes. C’est l’une des plus-values et l’avantage de l’utilisation de ces outils», a magnifié l’édile de Rufis­que. «L’objectif aujourd’hui, c’est d’amoindrir l’effort physique des agents sur le terrain et de numériser les informations», a-t-il poursuivi. S’adressant aux hommes de terrain ayant subi une formation sur ce nouvel outil, l’édile de la ville d’avertir : «Faire échouer ce programme, c’est faire échouer Rufisque, premier terrain d’expérimentation de la dématérialisation de la procédure de collecte des données à travers ce programme. Les résultats doivent suivre.»
Le recouvrement de l’impôt sur le foncier bâti est très bas à Rufisque et Daouda Niang croit savoir qu’avec cette innovation de taille, les recettes s’en trouveront quintuplées. «Depuis, les recettes collectées pour le foncier bâti se situent entre 105 et 205 millions de francs Cfa. Nous espérons qu’à partir de cette année, avec ce programme sûr, fiable et rapide, nous allons atteindre 700 à 800 millions de francs et le milliard de francs», a ainsi pronostiqué le maire de la ville, faisant du foncier bâti «la deuxième mamelle de la ville» derrière la patente industrielle. Cette initiative est née de discussions entre la mairie et la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) qui, depuis plus d’une année, travaille en étroite intelligence avec la ville pour un recouvrement optimal des recettes. «Avec la mise à disposition de ces données, la Dgid va avoir accès à des données fiables afin de les intégrer dans le dispositif pour améliorer les recettes de la ville. Nous pensons mettre en place une Division des recettes parce que nous réclamons l’impôt bâti sur les infrastructures de production et non sur la distribution», a ajouté M. Niang. «Vous avez un outil pertinent et scientifiquement approuvé pour donner de très bons résultats. Vous êtes en face d’un grand défi, car vous êtes la porte d’entrée au Sénégal de ce programme qui a reçu l’agrément de la Dgid et que nous souhaitons voir se propager dans toutes les communes du pays», a souhaité pour sa part Amath Ndiaye, chargé du Déve­loppement des outils et des technologies à Millenium promise, l’Ong porteuse du projet.
abndiaye@lequotidien.sn

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