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Il ne compte pas sur les recours devant la Cedeao, l’Ua et l’Onu. Abdoulaye Baldé s’en remet à la décision du Conseil constitutionnel qui s’est déclaré incompétent pour statuer sur le parrainage. Et le leader de l’Ucs a commencé à sensibiliser ses militants de Vélingara sur les signatures.

Le combat contre le parrainage est perdu. La coalition présidentielle Benno bokk yaakaar et le chef de l’Etat vont promulguer la loi qui va s’appliquer à tous les candidats potentiels à la prochaine Présidentielle. C’est la conviction du Secrétaire général national de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs). «C’est fini, le parrainage va passer comme loi. Elle va être appliquée. Nous avons été déboutés par le Conseil constitutionnel. La loi dit qu’il faut 0,8% à 1% des inscrits. Ce qui pourrait être 52 000 à 70 000 électeurs puisque le nombre pourrait atteindre les 7 millions d’ici la date des élections. Il faut se préparer à s’enregistrer sur nos fiches. Dans les prochains jours, nous allons créer une plateforme à cet effet», a déclaré Abdoulaye Baldé qui présidait à Vélingara un meeting de rentrée politique de Ousmane Diao.
Le maire de Ziguinchor a d’ailleurs commencé à sensibiliser ses militants sur la question. Il leur a indiqué de retenir qu’un citoyen ne peut parrainer qu’une et une seule liste. Même s’il assure qu’il ne doute pas de la capacité de sa coalition pour atteindre le chiffre requis. Baldé se réfère, en effet, aux résultats de la Convergence patriotique/Kaddu askan wi aux dernières élections législatives à l’occasion desquelles sa liste a obtenu plus de 65 000 voix qui lui ont permis d’avoir un élu sur la liste nationale et plus de 15 000 voix en réserve. Il ajoute : «La cartographie des résultats montre que notre parti est bien implanté sur le territoire national. Il n’y a pas une région où on n’a pas obtenu plus de 1000 voix.»
Ce contexte de parrainage donne plus de responsabilité et de boulot au nouveau centriste, l’universitaire Ousmane Diao qui a justifié son choix d’adhérer à l’Ucs par ces mots : «D’abord, c’est par rapport à l’idéologie du parti, puis du fait de la personnalité de son chef et de ses convictions.»
akamara@lequotidien.sn

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