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Amadou Hott, ministre de l’Économie, du plan et de la coopération.

L’’Union monétaire ouest-africaine fêtait ses 25 ans avant-hier. Une occasion saisie par le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération pour revenir sur les «progrès importants» réalisés par l’Uemoa durant ses années d’existence. Toutefois, Amadou Hott n’a pas manqué de souligner les défis à relever dont les plus importants sont celui sécuritaire, et celui de faire une réalité la libre circulation des personnes et des biens.

Il y a 25 ans naissait l’Union monétaire ouest-africaine. Et en un quart de siècle, l’Uemoa a réalisé des progrès énormes, selon Amadou Hott, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération. Qui, à l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de ladite Union, a listé ses nombreuses réalisations.
«Dans le cadre de l’édification du marché commun, des réformes importantes ont été entreprises dans les domaines de la fiscalité intérieure, de l’union douanière, de la libre circulation des personnes et des biens etc.», a déclaré Amadou Hott. L’harmonisation des législations nationales opérée dans ces domaines a eu pour avantage, ajoute-t-il, de rendre optimal le fonctionnement de notre économie et de réduire les entraves à la libre concurrence. A l’en croire, dans le domaine de la gouvernance économique et de la convergence, l’harmonisation des cadres des finances publiques a été effectuée par une nouvelle génération de réformes datant de 2009. «La mise en œuvre des directives de ce nouveau cadre contribuera sans aucun doute à améliorer l’efficacité de l’action publique et la transparence dans la gestion des affaires publiques.» Concernant la surveillance multilatérale, le pacte de convergence et de solidarité a permis aux économies de l’Uemoa, d’après M. Hott, de converger plus ou moins en maintenant un bon contrôle sur les niveaux de taux d’inflation et de déficit budgétaire. «L’union enregistre depuis plusieurs années des taux de croissance importants de plus de 6%», s’est-il félicité. Non sans souligner que les progrès réalisés par l’Uemoa ont été très importants au point qu’ils ont hissé l’Union parmi les organisations d’intégration qui sont les plus dynamiques en Afrique.

Cependant malgré ce bilan «élogieux», certains défis importants à surmonter «persistent», tandis que d’autres «pointent déjà à l’horizon». Il s’agit du niveau très faible des échanges intracommunautaires estimés à 16% en 2018. «Cette situation nous interpelle tous. Nous devons en effet redoubler d’efforts pour lutter contre les tracasseries, la multiplicité des contrôles sur les corridors et les longs délais dans les transports des marchandises», conseille le ministre.

S’agissant des défis nouveaux, il faut noter l’insécurité dans la région engendrée par le terrorisme, par le trafic de stupéfiants, les effets négatifs du changement climatique, le chômage et par la migration des jeunes. Dans ce contexte, le successeur de Amadou Ba estime que «nous devons renforcer la dynamique d’intégration régionale enclenchée par les chefs d’Etat et le gouvernement, dans l’esprit de cette solidarité, qui a été toujours l’action de l’Union».

Si l’on se fie aux propos du représentant résident de L’Uemoa au Sénégal, l’Union a initié des chantiers de haut niveau classés sous la conduite de chefs d’Etat, champions dans le domaine de la paix et de la sécurité, celui de la sécurité alimentaire, de l’énergie durable, etc. «L’Uemoa s’est résolument engagée dans une réflexion introspective qui a abouti à des actions fortes et résilientes afin de relever les défis persistants», a affirmé Aissa Kabo Sidikou.

C’est au Sénégal que les chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés le 10 janvier 1994 pour entériner la décision de créer l’Union. «Cette décision prise concomitamment à la dévaluation du francs Cfa s’analysait comme une réponse à la nécessité de conjuguer nos efforts pour la réalisation des objectifs d’un développement socio-économique harmonieux de nos pays», a rappelé M. Hott. Selon lui, les autorités de l’Union venaient à cet égard de poser un acte fort qui manifestait l’élan important de solidarité et de complémentarité qu’elle venait instituer dans les pays et les peuples de la sous-région.

La célébration du 25e anniversaire de l’Uemoa a pour thème : «25 ans de progrès vers l’intégration régionale : ensemble pour relever le défi de la libre circulation des personnes et des biens.»

 

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