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La communauté francophone a célébré hier la Journée internationale de la Fran­co­pho­nie. Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Franco­pho­nie (Oif) a saisi cette occasion pour dire son espoir et son optimisme au sujet de l’évolution de la langue française dans le mon­de et en Afrique notamment.

­­A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Orga­ni­sation internationale de la Francophonie (Oif), invitée à analyser la place de la langue française dans le monde, a confié son optimisme au petit journal. «Vous parlez à une femme qui ne carbure qu’à l’optimisme ! L’optimisme c’est donner des raisons d’espérer, c’est créer des possibilités. La langue française est rappelons-le, la troisième langue des affaires et aussi la deuxième langue la plus enseignée dans le monde. C’est un levier. Cet espace de la Fran­cophonie représente un espace de possibilités pour l’entrepreneuriat notamment», a-t-elle répondu. «La langue française vous ne pouvez la défendre, la porter et la faire progresser que si la jeunesse sent bien qu’il y a là pour elle un levier, des opportunités et que cela a un sens», a affirmé Michaël Jean. A l’en croire, «Même avec les pays qui n’ont pas pour langue officielle le français, mais qui font partie de l’espace francophone, nous avons un pacte linguistique qui permet l’enseignement du français».

L’apprentissage du Français
«Dans les pays africains le français progresse beaucoup. Cela a à voir avec tout le travail que nous faisons pour expliquer la plus-value de cette langue comme trait d’union pour faire et pour agir», a encore réagi la secrétaire générale de la Fran­cophonie, pour qui, «la dimension qualitative de l’enseignement du français est pour cela très importante». «Nous avons pour ça un programme qui est totalement dédié à la formation des maîtres», informe-t-elle, précisant que la Fran­cophonie ne dissocie pas la progression du français de la progression qualitative de l’enseignement des langues nationales. «Un enfant qui possède pleinement sa langue maternelle a beaucoup plus de capacités à embrasser, à ac­cueillir et à apprendre dans une autre langue, et notamment le français. C’est fondamental. Ça ne veut pas dire abandonner le français. Au contraire ça veut dire donner plus de capacités à s’approprier le français quand on a déjà des compétences dans sa propre langue», a expliqué Michaëlle Jean. «Quand nous faisons cela, ce n’est pas seulement le français que nous défendons c’est la notion du multilinguisme. Et nous sommes la seule  organisation à défendre cette dimension», précise-t-elle.
La secrétaire générale de Francophonie, s’est par ailleurs réjouie du fait que d’autres pays rejoignent la communauté francophone. «Aujourd’hui, nous sommes 84 États et gouvernements sur les 5 continents. Dans notre charte, il y a deux éléments fondamentaux : il y a la langue française comme trait d’union et puis il y a aussi les valeurs universelles. Certains ont cette préoccupation : est-ce que ça ne crée pas une dilution quand on accueille trop de pays ? Mais je pense que ça traduit surtout une chose : ce que cet espace représente comme possibilités. Ce que cet espace réussit à impulser comme dynamique et synergie. Il y a une attractivité forte», a déclaré Michaël Jean.
arsene@lequotidien.sn

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