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Les stratégiques nationales pour promouvoir le commerce électronique et celui des services ont été officiellement lancées hier. Ces deux nouveaux documents serviront de cadre de référence aux actions de développement des exportations dans ce contexte de libéralisation des échanges.

Le ministre du Commerce et des Pme, Assome Aminata Diatta, a procédé hier au lancement officiel de la Stratégie nationale de développement et de promotion des exportations de services et celle relative au développement du commerce électronique. Le choix de ces deux secteurs s’explique par leur ancrage et leur indentification eu égard à leur poids dans l’économie nationale. Selon les acteurs, le secteur des services connaît une croissance annuelle de plus de 6% depuis 2014, une contribution à la formation du produit intérieur brut à hauteur de 60% en 2016 et une concentration de 70,5% de la valeur ajoutée et 43% de la population active. «Le secteur du numérique n’est pas non plus en reste avec une contribution de 7% au Pib», in­forme Assome Aminata Diat­ta. Le ministre du Com­mer­ce et des Pme d’ajouter que l’ambition du gouvernement est de porter ce chiffre à 10% et la création de 35 mille emplois d’ici 2025.
En mettant en place ces deux stratégies, indique Mme Diatta, le Sénégal entend ainsi consolider son rang de leader sur le marché sous régional où ses exportations de services occupent plus de 30% de parts de marché au niveau de l’Uemoa.
Avec ces deux stratégies nationales, souligne Mme Diatta, le Sénégal détient des avantages comparatifs certains sur la plupart des services dont les échanges feront l’objet d’une libéralisation au niveau continental dans la cadre de la Zone de libre-échange continental africain (Zlecaf), à savoir les services professionnels, les services de tourisme et de voyage, les services de communication, les services de transport, etc.
Le ministre appelle les acteurs concernés, particulièrement les professionnels des secteurs de service, à un partenariat gagnant-gagnant dans l’impulsion et la mise en œuvre des différentes actions identifiées dans ces stratégies.
Abdullah Cissé pense que la jeunesse de la population sénégalaise est une opportunité extraordinaire. Pour l’expert en numérique, «la puissance du développement numérique est dans la jeunesse». «C’est eux qui ont l’intelligence numérique, c’est eux qui créent les startups», rappelle M. Cissé. A l’en croire, la richesse la plus importante n’est ni le pétrole ni le gaz encore moins le soleil. «C’est l’intelligence qui est dans le cerveau des jeunes Sénégalais et Africains» fait-il savoir tout en invitant à les écouter.

L’approche inclusive de la mise en œuvre de la stratégie pour le commerce électronique
La Stratégie nationale de développement du commerce électronique a été faite en tenant compte d’une définition la plus large possible : Internet, réseaux sociaux, smartphone mobile, bancarisation, mais aussi financiarisation. «Cela nous a permis d’avoir une cartographie très claire de l’écosystème du commerce électronique, diagnostiquer les forces et faiblesses et évaluer l’état de préparation du Sénégal au commerce électronique, pour formuler la Stratégie nationale de développement du commerce électronique», a expliqué le consultant du cabinet Carapace.
En cartographiant, son équipe a utilisé le modèle de l’écosystème des affaires et non l’écosystème direct du secteur pour réduire le risque de passer à côté de la plaque. «En regardant mon écosystème direct (commerce électronique), mon écosystème indirect (commerce électronique), mon écosystème support (commerce électronique), j’ai une vision. Et c’est cela qui permet d’avoir une stratégie. Même dans trente ans, cinquante ans encore, vous serez dans un cadre pertinent», dixit-il.

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