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Alioune Sarr, ministre du Commerce...

Hier, le projet de loi n° 01/2017 portant création de la Chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal et des Chambres régionales de commerce, d’industrie et de services a été adopté par les parlementaires.

Les dépenses quotidiennes des goorgorlu ont connu une hausse ces derniers temps au Sénégal. L’augmentation du prix de certains produits de première nécessité en est la principale cause. Hier à l’Assemblée nationale, le ministre du Commerce a été interpellé par les députés sur cette question cruciale. Alioune Sarr a apporté des précisions et s’est voulu rassurant pour les ménages sénégalais. Il donne les raisons : «Pour le riz et l’huile, c’est lié essentiellement à une faiblesse de l’offre. En résumé, le riz indien qui constitue à peu près 80% du riz brisé au Sénégal a connu une chute de l’offre puisque l’Inde est actuellement dans une période de récolte.» Et M. Sarr de constater l’ampleur des augmentations : «Les cours mondiaux de certains produits, notamment de l’huile, ont augmenté. Le cours mondial de l’huile de soja a augmenté de 20 à 25% sur les trois derniers mois. L’huile de palme a augmenté de 41%.» D’autres raisons qui sont à l’origine de cette situation ont été évoquées par le ministre en charge du Commerce. Il s’agit entre autres, selon M. Alioune Sarr, de l’appréciation du dollar face à l’euro qui a eu un impact sur le prix à l’importation de ces produits.

Sucre en quantité suffisante
Pour le cas du sucre, Alioune Sarr a indiqué que l’offre est disponible, mais «ce sont les lenteurs dans la livraison qui expliquent le retard de l’arrivée sur le marché». Après avoir remarqué que pour le sucre le cours du marché mondial a fortement augmenté et que les pays limitrophes qui importaient sur le marché extérieur se sont orientés vers le Sénégal, il a donné des assurances. Il dit : «En début janvier, il y a 13 mille tonnes de sucre qui étaient disponibles dans les magasins de la compagnie sucrière.» Et pour l’huile, le ministre a assuré que «l’offre est redevenue normale».

La Cci-sn sur les fonts baptismaux
A l’occasion, le projet de loi n° 01/2017 portant création de la Chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal et des Chambres régionales de commerce, d’industrie et de services a été adopté par les parlementaires. Pour le collège électoral de la Cci-Sn, selon le texte, il n’est plus question de vote par correspondance ou par procuration. Désormais, «seuls les vrais acteurs» auront le droit de voter. Il s’agit de ceux qui se sont inscrits sur le registre du commerce et du crédit immobilier et qui payent la patente. Ainsi que ceux qui se sont acquittés des cotisations sociales. Cette Chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal (Cci-Sn) sera représentée dans les régions par une Chambre régionale installée dans chaque chef-lieu de région. La durée du mandat des présidents est limitée à 5 ans, renouvelables une seule fois.
Sur la question de la plus-value de cette réforme, Alioune Sarr a indiqué que sur le plan économique, de nouvelles sources de financement pourront être obtenues par la Cci-Sn grâce aux taxes sur les importations et la patente. Selon toujours le ministre, sur le plan politique, il y aura aussi une valeur ajoutée. Mais il n’a pas précisé laquelle.
msakine@lequotidien.sn

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