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Assome Aminata Diatta, ministre du Commerce.

La métrologie légale nationale est en train de résorber au cours de ces cinq dernières années son retard au point de se positionner comme l’une des premières au sein de la sous-région. Néan­moins, relève le secrétaire général du ministère du Commerce, Makhtar Lakh, elle est toujours confrontée à des contraintes liées à son atonie, à l’inadéquation du cadre juridique…

Au Sénégal, les agents chargés de la mise en œuvre de la métrologie, (discipline servant à peser la grandeur masse, le volume, l’électricité entre autres, et à contrôler les préemballés) sont limités dans l’exercice de leur fonction par des contraintes relatives à leur formation. En effet, souligne-t-on, «ces derniers, formés exclusivement à l’Ecole nationale d’administration (Ena), ont dans leur écrasante majorité un profil littéraire qui ne les prédispose pas à la maîtrise de certains aspects pointus de la métrologie qui est une discipline éminemment scientifique et par nature très évolutive».
A ce frein, le secrétaire général du ministère du Commerce, qui présidait hier l’ouverture d’un atelier de formation sur la loyauté des transactions commerciales, ajoute d’autres faiblesses liées à l’atonie de notre métrologie, à l’inadéquation du cadre juridique, entre autres. Bien que constate-t-il une «montée en puissance de notre métrologie légale qui est en train de résorber au cours de ces cinq dernières années son retard au point de se positionner comme l’une des premières au sein de notre sous-région, au regard des activités couvertes et de leur maîtrise : masse, volume, préemballés, électricité, compteur d’eau etc.». Makhtar Lakh invite ainsi à travailler sur les textes de la métrologie nationale qui datent de 1960.
La métrologie légale est exercée par la Division de la métrologie (Dm), logée à la Direction du commerce intérieur (Dci).
Pour rehausser leurs capacités techniques de vérification et de contrôle, des fonctionnaires de la Dci subissent depuis hier, pour trois jours, une formation sur la vérification des Instruments de pesée à fonctionnement non automatique (Ipfna) et sur le contrôle des préemballés et assimilés. De manière spécifique, la formation permettra de mettre à la disposition des agents des procédures de vérification des Ipfna et de contrôle de préemballés conformes aux recommandations pertinentes de l’Organisation internationale de la métrologie légale (Oiml) rendues obligatoires par les textes communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il s’agit aussi d’harmoniser les procédures d’intervention dans les domaines précités au niveau national et de rompre l’asymétrie de maîtrise des procédures de contrôle et de vérification entre les agents de la division et ceux des services régionaux.
Cet atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre du «projet d’appui à la conformité métrologique des biens et services pour la facilitation des échanges», financé par le cadre intégré renforcé à hauteur de 1,4 milliard de francs Cfa.
Makhtar Lakh exhorte la Dci à faciliter de telles initiatives. «La maîtrise par les agents de la Dci de la vérification des instruments de pesée et du contrôle des préemballés qui sont adossés aux standards internationaux de l’Oiml est d’autant plus un prérequis que nos produits et services ont souvent été victimes de barrières non tarifaires au niveau du marché international», a regretté M. Lakh. De même, poursuit-il, elle est en adéquation avec l’Uemoa qui, dans le cadre de l’harmonisation des systèmes de métrologie, a rendu obligatoire, par le règlement d’exécution n°22 du 31 mai 2018, la recommandation R87 de l’Oiml, version 2016, sur les produits préemballés et la procédure harmonisée de vérification des Ipfna, lesquelles doivent être vulgarisées, partagées et maîtrisées.
ksonko@lequotidien.sn

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