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Pour booster les échanges intra-africains, le ministre du Commerce, de la consommation, du secteur informel et des Pme appelle à éradiquer les tracasseries sur les principaux corridors qui, entre autres obstacles, renchérissent les coûts des échanges sud-sud. Alioune Sarr présidait hier le forum sur le commerce intra-africain organisé par Ecobank.

Les pertes de temps sur les routes, les perceptions illicites et le nombre élevé de postes de contrôle persistent sur les corridors routiers ouest- africains. Et ces tracasseries freinent la compétitivité des Petites et moyennes entreprises (Pme) des pays de la sous-région, compte tenu du coût exorbitant du transport sur ces axes routiers.
Pour le ministre du Commerce, de la consommation, du secteur informel et des Pme, ces obstacles devraient être adressés de manière concrète afin de réduire ces coûts. «La réduction des coûts des échanges commerciaux au niveau des corridors principaux, là où passent les Pme pour exporter, c’est également améliorer le contexte dans lequel se font les opérations commerciales au niveau de la sous-région pour les Pme, cela veut dire supprimer tout ce qui est barrières non tarifaires injustement imposées aux Pme», plaide Alioune Sarr qui présidait hier un forum sur le commerce intra-africain organisé par Ecobank.
Cet établissement financier panafricain, de par son positionnement et sa couverture de l’ensemble des pays de la sous-région, veut être un moteur d’accompagnement des différents acteurs économiques afin qu’ils puissent échanger avec les différents partenaires dans la région.
A ce propos, souligne le ministre du Commerce, le développement du secteur privé requiert le renforcement des Pme. Et renforcer les Pme, c’est améliorer leur compétitivité. Et parmi les difficultés liées à la compétitivité des entreprises, il y a l’accès au financement. Donc, le fait d’avoir une banque sous régionale qui s’attaque à la question de l’accès au financement est une initiative heureuse car, explique M. Sarr, l’entreprise est le lieu de création de richesses et d’emplois.
Pour accompagner les Pme, Ecobank a mis en place une batterie de mécanismes. «Nous avons mis en place des plateformes technologiques intégrées qui permettent aux acteurs d’encaisser et pouvoir faire des paiements», révèle Serge Ackré, directeur général d’Ecobank Sénégal. Qui ajoute que pour ce qui concerne les contrats filières, ils ont travaillé avec les différents services du ministère du Commerce pour pouvoir identifier un certain nombre d’entreprises, de Pme fiables qui ont des projets qui ont été analysés, les accompagner et sortir de véritables champions nationaux.
Une ligne de 3 millions de dollars, environ 1,8 milliard de francs Cfa, a été aussi mise en place pour permettre aux Pme sénégalaises d’avoir accès à la commande publique. «Nous avons commencé par un budget initial. On va monter en puissance au fur et à mesure. Mais notre objectif, ce n’est pas de financer toutes les Pme sénégalaises. L’important, c’est de créer cette dynamique pour permettre à l’ensemble du secteur financier de prendre le relais et de voir beaucoup plus de Pme financées et réaliser des marchés publics», précise M. Ackré.
dialigue@lequotidien.sn

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