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«Professionnalisation des systèmes collectifs de mise en marché des produits agricoles au Sénégal.» C’est le thème qui a réuni durant ces trois jours, les agriculteurs. Ainsi le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) cherche les moyens pour tourner le dos à l’amateurisme dans la commercialisation des produits.

Les agriculteurs veulent rompre avec les méthodes classiques dans la commercialisation de leurs produits. Autrement dit, le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) travaille pour mettre fin à l’amateurisme dans le secteur. Alors, depuis mardi, un atelier a réuni les acteurs venus d’horizons divers autour du thème : «Professionnali­sa­tion des systèmes collectifs de mise en marché des produits agricoles au Sénégal.» Et les travaux vont être clôturés aujourd’hui, jeudi. Cette rencontre a été une occasion pour les participants de faire un partage d’expérience dans le domaine.
Alioune Guèye, président de la Fédération des périmètres autogérés (Fpa), a livré, au cours des exposés, les résultats de la tournée effectuée par le Cncr auprès des agriculteurs des régions de Dakar, Saint-Louis, Kaolack, Kaffrine et Tambacounda.
Ainsi les producteurs ont préconisé le changement de méthodes et de stratégie. Le renouvellement du capital semencier, l’augmentation du rendement et de la production, l’amélioration du niveau de qualité des produits ont été les propositions faites. Mais aussi les défis auxquels les agriculteurs doivent faire face pour certaines filières ont été aussi identifiés. Pour le riz, il s’agit, entre autres, de l’augmentation des infrastructures de stockage. Pour le cas de la filière arachide, c’est le respect du prix officiel et son paiement à temps. Le changement des pratiques culturales et commerciales constitue le défi pour la filière banane. Pour l’oignon, le défi est la réduction des pertes post-récoltes estimées à 30%. Et pour la tomate industrielle, contrer l’importation du triple concentré reste le défi.
Un spécialiste de mise en marché collectif en Afrique de l’Ouest a évalué ce qui fonctionne et a parlé des manquements. Normand Jacob, directeur du projet Feere diyara basé au Mali, a donné comme facteurs de réussite : la crédibilité, le respect des acquis, la bonne gouvernance, la garantie de paiement. Et comme facteurs d’échec, il a listé : les moyens financiers déficients, les conflits d’intérêt, la démarche trop rapide.
msakine@lequotidien.sn

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