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Le rapport de Revue conjointe du secteur agricole (Rcsa) 2016 relève que le riz local a de moins en moins de difficultés à être commercialisé sur le marché local. Et cela grâce aux mesures prises dans le cadre de la régulation, ainsi que les efforts déployés par les riziers pour écouler leurs productions qui ont permis au riz local d’accroitre sa part de marché national. Toutefois, mentionne le rapport, il est important de renforcer sa compétitivité prix et qualité. Ainsi en 2016, les importations ont été évaluées à 891 mille tonnes donnant une part de marché d’environ 200 mille tonnes pour le riz local.
La Revue conjointe du secteur agricole 2016 vise à dresser avec l’ensemble des parties prenantes, un bilan consensuel sur les performances et résultats du secteur agricole, d’échanger sur les contraintes majeures et de formuler des recommandations en vue du développement du secteur et de l’amélioration du processus de la revue. C’est dans ce contexte que l’on apprend que dans le cadre du programme de formation et de renforcement des capacités du personnel des laboratoires chargés de la certification des semences et acteurs impliqués dans la production, 56 acteurs ont été formés en 2016 sur les 64 prévus. En ce qui concerne l’amélioration du ciblage des bénéficiaires de la subvention des intrants, la plateforme e-subvention a été mise en place.
Toutefois, révèle la Rcsa 2016, l’atteinte des objectifs visés est limitée par les contraintes suivantes : absence de guide technique sur les codes sources d’installation et sur la structure et le format des données de base pour le suivi de la campagne de subvention ; défaillance dans le système d’accusé de réception des bons électroniques et absence du numéro de la carte d’identité des bénéficiaires dans la plateforme pour retrouver les gros producteurs recensés à travers l’audit réalisé par la Direction de l’agriculture.

Le sous-secteur de l’élevage
En 2016, plusieurs mesures et réformes phare visant à accélérer le développement des filières animales ont été engagées ou poursuivies. Entre la validation de la Lettre de politique de l’élevage prévue cette année, la finalisation et l’adoption du Code pastoral dont l’avant-projet de loi a été amendé par les parlementaires et le Conseil économique social et environnemental et introduit dans le circuit d’approbation et l’élaboration Code de la santé animale et de la santé publique vétérinaire, ce sont, entre autres, autant de démarches administratives que ce sous-secteur attend avec impatience.

Le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture
En 2015, les recommandations étaient pour l’essentiel axées sur la gestion durable de la ressource et la restauration des habitats. C’est ainsi, rappelle le rapport, que le Sénégal a signé l’Accord relatif aux mesures de l’Etat du Port qui vise à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Au plan national, les décrets portant approbation du Plan d’aménagement de la pêcherie de poulpe ont été signés en vue d’améliorer la gestion durable de la ressource. Ces décrets ont été renforcés par plusieurs arrêtés signés en 2016, avec pour but d’assurer le repos biologique, notamment pour le poulpe, la crevette profonde, les espèces démersales côtières, rappelle le rapport.
mgaye@lequotidien.sn

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