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Les audiences de la Commission vérité, réconciliation et réparation (Trrc, acronyme anglais) de Gambie sont ouvertes depuis hier. Une vieille doléance des victimes du régime de l’ancien Président Yahya Jammeh. Pour Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty international, c’est un grand pas vers la justice.

Les audiences de la Com­mission vérité, réconciliation et réparation (Trrc) ont été ouvertes ce lundi. Amnesty international salue leur ouverture et considère que c’est un grand pas vers la justice, la vérité et les réparations. «Cela démontre le réel engagement du gouvernement à rompre avec un passé de violations systématiques des droits humains», a dit l’Ong internationale. Am­nesty espère que les témoignages et informations recueil­lis pendant ces audiences permettront de révéler la vérité, mais aussi de la rendre publique afin de contribuer à réaffirmer l’engagement envers la justice et l’obligation de rendre des comptes pour les Gambiennes et Gambiens qui ont été victimes d’atteintes aux droits humains pendant plus de 22 ans.
L’Ong, qui loue les efforts du gouvernement, l’exhorte à faire en sorte que la commission puisse impliquer toutes les parties intéressées. «Il doit travailler avec la société civile en incluant toutes les religions du pays. Aussi, il doit donner à toutes les victimes qui souhaitent témoigner l’occasion de s’exprimer en public et en toute liberté», ajoute-t-elle. Il faut rappeler que la Commission vérité, réconciliation et réparation (Trrc) a été créée et lancée le 5 octobre 2018 en vue d’examiner les violations des droits humains qui auraient été perpétrées pendant les 22 ans du régime de l’ancien Président Yahya Jammeh, qui vit désormais en Guinée Equa­to­riale.
ndieng@lequotidien.sn

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