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Le palais de justice de Diourbel

Faute de juge d’instruction, les 10 jeunes arrêtés dans l’affaire de l’incendie qui a eu lieu jeudi dernier au village de Ndieck Pinthie n’ont pas été entendus. C’est parce que le Tribunal de grande instance de Diourbel ne compte à ce jour qu’un seul juge d’instruction, le second ayant bénéficié depuis son affectation d’une autorisation pour aller poursuivre ses études. Diourbel, qui est la 4ème juridiction en matière de jugement correctionnelle, ne dispose depuis ces dernières années que de deux juges d’instruction alors que le Tribunal d’instance de Tamba­counda dispose de 4 juges. Et il était hier en séminaire à Dakar. Cet impair a impacté négativement la prise en charge du dossier de ces jeunes du village de Bohé Baol, accusés d’avoir incendié deux maisons à Ndieck Pinthie. Hier, ils ont passé la nuit au commissariat urbain et devront être présentés aujourd’hui à l’unique juge d’instruction. Ces jeunes, d’après certaines indiscrétions provenant du milieu judiciaires, sont accusés d’«incendie volontaire, association de malfaiteurs». Ils pourraient, d’après ces sources, être traduits en Chambre criminelle. Ils seront défendus par un ténor du barreau, Me Abdoulaye Babou. D’ailleurs, Cheikh Mbaye et Abdou Diagne, habitants des deux maisons incendiées, ont porté plainte hier contre ces jeunes qui, depuis jeudi dernier, étaient en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Diourbel.
Cette localité de la commune de Ndindy est sortie tristement de l’anonymat avec l’incendie survenu jeudi dernier vers 18 heures dans la concession des Mbaye. Cette demeure de 15 chambres a été complètement calcinée. Tout a été réduit en cendres par les flammes. Sur place, ce sont des lits, des ustensiles de cuisine, des matelas, la ration alimentaire et le mil qui sont brûlés. Même les arbres n’ont pas pu résister à la folie destructrice du feu.
badiallo@lequotidien.sn

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