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La lutte connaissait une crise que le Covid-19 est venu accentuer davantage. Au moment où le championnat de Ligue professionnelle de football a repris ses droits après un coup d’arrêt dû à la pandémie, les lutteurs et les promoteurs ne savent plus où donner de la tête. Président de l’Association nationale des lutteurs, Gris Bordeaux dit être dans l’incertitude totale. «Nous ne savons pas si nous allons lutter ou pas», a déclaré le Fassois vendredi au bout du fil, juste avant de participer à une émission de la Tfm.
Le 3e Tigre de Fass déplore le fait que l’Etat n’ait apporté son appui à la lutte dans le cadre du Fonds Covid-19, alors qu’«il n’y a pas plus impacté que les lutteurs»

«5,5 milliards aux artistes, c’est de la discrimination»
«Le couvre-feu ne règle pas le problème. Il faut qu’on apprenne à vivre avec le virus», soutient Gris Bordeaux qui invite l’Etat à mettre en place des mesures d’accompagnement pour aider les promoteurs à tenir leurs combats à huis clos. Et ce, en dépit du fait que «la lutte n’aura qu’une saison qui ne va durer que six mois». «On aura une saison écourtée si l’on tient compte du mois de Ramadan», a argumenté Gris Bordeaux qui continue de déplorer le manque de soutien des autorités vis-à-vis du monde de la lutte au moment où un appui de 5,5 milliards a été octroyé au secteur de la musique.

«Sur 1,3 milliard pour le sport, les lutteurs n’ont rien reçu»
«Nous pensons que c’est de la discrimination vis-à-vis de notre corporation, si l’on sait que sur le 1,3 milliard destiné aux sports les lutteurs n’ont rien reçu. Seuls les promoteurs se sont partagé 27 millions. L’Etat doit nous subventionner», dégaine Gris.

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