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«Abusivement» licenciés en 2000, les ex-travailleurs de la Saxe ont combattu cette décision pour se voir attribuer par la justice une réparation à hauteur de 110 millions de francs en 2007. Somme que ces personnes, aujourd’hui toutes du 3ème âge, n’ont toujours pas perçue. Le coordonnateur du collectif, Moustapha Diop, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une arnaque.

Le Collectif des ex-travailleurs de la Saxe Sococim ne sait plus par où donner de la tête. Muni de documents dont, entre autres, un arrêt définitif du Tribunal en date de 2007 qui «condamne solidairement la Saxe et la Sococim à payer aux concluants les sommes à eux allouées au titre de leurs différents préjudice», le coordonnateur dudit collectif ne veut qu’une chose : «Une exécution effective» de la décision de justice. «Ça a trop traîné cette histoire-là. Il y a une arnaque. Cette correspondance justifie ma déclaration. On nous a privés des avantages retraite. Qu’on nous remette par la grâce de Dieu ce qui nous revient de droit ! C’est la moindre des choses», a dit jeudi Moustapha Diop.  Selon M. Diop, la somme après laquelle ils courent se chiffre à 110 millions de francs. Les membres de ce collectif, estimé par le coordonnateur à «environ 70 personnes», avaient été victimes d’un licenciement abusif en 2000, date depuis laquelle ils ont entamé le combat pour être rétablis dans leurs droits. Dans cette lutte, ils étaient obligés de recourir à une grève de la faim pour voir le dossier progresser sans cependant entrer dans leurs fonds jusqu’à ce jour. L’une des raisons pour lesquelles la situation tarde à se décanter est, selon M. Diop, le choix d’intégrer le syndicat dirigé par Bakhao Ndiongue. «On a tenté d’instruire un syndicat et on est malheureusement tombé sur Bakhao Ndiongue. Depuis qu’elle a le dossier de la Saxe, elle n’a jamais eu en à faire une étude. Et pis, elle l’a confié à deux personnes qui ne sont pas à la hauteur», s’est-il désolé avec la conviction que le secrétaire général de la Cnts/Fc/A travaille à contre-courant de leurs intérêts. Excédé par la situation, M. Diop dit s’en ouvrir désormais au ministre du Travail. «Le ministre Mansour Sy avait demandé qu’on lui retourne le dossier dès qu’il y aurait blocage. Il nous avait mis en rapport avec l’inspecteur régional du travail, M. Guèye, qui malheureusement est parti à la retraite peu de temps après. Aujourd’hui, nous demandons au ministre de se saisir de l’affaire parce que cette histoire a beaucoup traîné», a souhaité le coordonnateur du collectif.
Ces travailleurs aujourd’hui à la retraite étaient engagés par la Saxe, une entreprise sous-traitante ayant contracté avec la Sococim.
abndiaye@lequotidien.sn

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