PARTAGER

Le délégué général au Pèlerinage a rencontré ce samedi des pèlerins et les neuf voyagistes privés de la région de Thiès dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation sur les préparatifs du Hajj aux Lieux saints de l’islam. Une occasion pour Pr Abdoul Aziz Kébé de s’indigner des récriminations et autres plaintes et critiques des pèlerins lors des étapes de Mouna et Arafat.

Il n’a pas été diplomatique : Le délégué général au Pèlerinage est très remonté contre les récriminations et autres plaintes et critiques des pèlerins lors des étapes de Mouna et Arafat. Pr Abdoul Aziz Kébé, qui présidait ce samedi à Thiès une tournée de sensibilisation sur les préparatifs du Hajj aux Lieux saints de l’islam demande aux pèlerins de se «préoccuper de la philosophie du Hajj, plutôt que de se soucier d’attributs, de privilèges et de commodités de l’hôtellerie, des bons plats ou des retards de service». Il enchaîne : «Nous nous sommes rendu compte que d’année en année, il y a des récriminations et des critiques qui sont exprimées par les pèlerins. Et toutes les critiques sont exprimées à Mouna. Au niveau du transport aérien, il n’y a pas problème à Médine également. Alhamdoulilah à la Mecque, les gens sont plus ou moins satisfaits. Et à Mouna, Arafat, les problèmes commencent à jaillir.» L’islamologue pense que si le problème persiste, c’est parce que «la communication sur Mouna n’a pas été faite». Toutes raisons de la décision de la délégation générale au Pèlerinage de «mettre l’accent cette année sur le sens de notre résidence à Mouna et à Arafat pour que la retraite qui nous est demandée par Allah soit véritable». Il explique : «Nous avons pensé que c’est nous qui avons commis l’erreur de ne pas suffisamment communiquer sur Mouna qui n’est pas un hôtel encore moins un espace touristique. Mouna c’est le désert.» «Et là-bas, poursuit-il, on enjoint les musulmans de se départir des attributs vestimentaires, sociaux, titres, de sortir des villes, pour revenir à l’état primordial, adamique, au milieu des pierres, revêtus d’une petite étoffe. Dieu veut qu’ils se souviennent de leur état minéral. Nous revenons dans le désert, nous nous couchons sur terre et nous retournerons dans la terre lorsque nous mourrons», explique-t-il. Selon lui, «le pèlerin devrait se préoccuper de cet esprit». Et d’ajouter : «Le message donc délivré cette année à la communauté du pèlerinage est axé sur la philosophie du Hajj. Et l’objectif est de permettre aux pèlerins de se préparer moralement, mentalement et spirituellement. Nous les invitons donc à s’armer de positivité et à comprendre le sens de cette retraite spirituelle qu’est le Hajj.» Aussi, Pr Kébé a surtout insisté sur cette «communication de proximité» parce que, relève-t-il, les pèlerins, une fois à la Mecque, «restent toujours attachés à leur société par leurs smartphones, via les réseaux sociaux, non pas dans la positivité requise par le Hajj, mais dans la négativité, en mettant en exergue les petites choses qu’ils diffusent et partagent. Ce n’est pas de mauvaise foi que ces pèlerins le font, mais par ignorance».
Au-delà, le coordonnateur régional des neuf voyagistes privés agréés pour le pèlerinage aux Lieux saints de l’islam, El Hadji Idrissa Gaye, assure qu’ils sont fin prêts et n’attendent que le départ prévu à partir du 28 juillet.
nfniang@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here